Actualités
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12e Vevey International Funny Film Festival (VIFFF)
Festivals le 18 décembre 2025
Du 22 au 26 octobre derniers, ni la pluie, ni la tempête Benjamin n’ont empêché le Vevey International Funny Film Festival (VIFFF) de faire rire son public dans la bonne ambiance qui lui est propre. Après une édition anniversaire, le festival remettait le couvert pour la 11e fois, en reprenant sa formule sur cinq jours et battant à nouveau son record d’affluence, avec plus de 9'500 spectateur·rice·s. Retour sur quelques œuvres découvertes, et parfois primées.Lire la suite... -
Monstre: L’histoire d’Ed Gein de Max Winkler
Séries le 18 décembre 2025
La troisième saison de la série anthologique Monstre choisit de mettre en scène sur huit épisodes l’histoire du pilleur de tombes et deux fois tueur Ed Gein. Si les scènes extrêmes s’enchaînent avec une volonté claire de choquer, on en ressort surtout mal à l’aise par l’exploitation et la mythification de son sujet.Lire la suite... -
Génération désenchantée
Editos le 13 novembre 2025
Fini la légèreté, la grande Histoire avec un beau H. Fini les plans quinquennaux sur la comète, les récits flamboyants d’espoir et de spectaculaire. Nous vivons l’après: l’après des mythes, des promesses et des chants collectifs. Le monde s’est dévêtu de ses légendes, et le cinéma, désormais, en porte la banale nudité. Nous, critiques et spectateurs, avançons dans ce que Byung-Chul Han décrit comme une époque où le sujet de la performance s’exploite lui-même et croit, ce faisant, se réaliser1: plus de transcendance, moins de vanités. Dans les propositions de ce numéro, quelque chose s’est effondré. Qu’il soit politique, amoureux, familial ou romanesque, le temps qui s’y reflète semble avoir perdu foi en ses récits. Le désenchantement y agit comme une couleur, grisante et grisée, à la fois lucide et mélancolique, qui attaque les images comme une fièvre lente et désabusée. Cette fièvre, c’est peut-être celle que notre époque nous a refilée: brûlant les esprits sans les consumer, épuisant sans renverser... Une fièvre du trop-plein, que l’on soigne avec des slogans génériques, qu’on maquille sous les chiffres de croissance ou de décroissance comme une vulgaire voiture volée. Mais d’où vient ce mal? On nous a longtemps répété que la richesse de cette croissance, la culture, la reconnaissance «descendraient» d’elles-mêmes, comme une pluie fine depuis les étages supérieurs - plus on engraissait le haut, plus le bas serait sauvé. Ruissellement, disait-on...Lire la suite... -
17e Festival Lumière, Lyon
Festivals le 13 novembre 2025
Du 11 au 19 octobre se tenait le Festival Lumière à Lyon, berceau du 7e art, pour sa 17e édition. En conjuguant projections restaurées, hommages à des cinéastes légendaires, avant-premières prestigieuses et rencontres avec des invités, cette édition a pu rassembler amateurs et professionnels de cinéma, dans un amour partagé pour la salle obscure. Michael Mann s’est vu remettre le Prix Lumière, aux côtés d’invités de renoms, à l’instar de Sean Penn et Natalie Portman, tandis que la programmation s’est aventurée du muet aux grandes rétrospectives portant sur le travail de Louis Jouvet, Seijun Suzuki ou encore Martin Ritt.Lire la suite... -
24e Lausanne Underground Film & Music Festival (LUFF)
Festivals le 13 novembre 2025
Le Lausanne Underground Film & Music Festival (LUFF) s’est révélé cette année comme un vague terrain d’expérimentation cinématographique, plus hésitant que les précédentes éditions, où l’excès ne fut pas tant un geste provocateur ou bien une posture, mais plus un état d’être dans une tentative parfois hésitante mais surtout sincère, de maintenir vivante l’idée qu’un cinéma puisse encore être un espace d’émancipation.Lire la suite... -
Entretien avec Pascale Bourgaux et Mohammad Shaikhow pour Hawar, nos enfants bannis
Dossiers/Entretiens le 13 novembre 2025
Duo complémentaire, la journaliste Pascale Bourgaux et le cinéaste Mohammad Shaikhow signent avec Hawar, nos enfants bannis un film nécessaire devenu une référence pour comprendre le sort des femmes yazidies victimes de Daesh. Tourné sur plusieurs années, il est aujourd’hui projeté jusque dans les tribunaux pour éclairer le contexte du génocide yazidi. À l’occasion de sa sortie en Suisse, ils reviennent sur cette enquête au long cours dans un entretien passionnant.Lire la suite... -
A House of Dynamite de Kathryn Bigelow
Un Regard Sur le 13 novembre 2025
Un missile nucléaire d’origine inconnue fonce sur Chicago. Le système de défense étasunien collapse sous la menace. Kathryn Bigelow met à nu les failles et les faiblesses de la première puissance mondiale face à l’apocalypse, ainsi qu’à ses fantasmes.Lire la suite... -
La Dame de Shanghai
Un Regard Sur le 13 novembre 2025
Sous la pression des studios, Orson Welles délivre un policier aussi ludique que torturé, approfondissant une œuvre qui, à l’époque et malgré ses 32 ans, paraît déjà monumentale.Lire la suite... -
Boycott?
Editos le 16 octobre 2025
Tout commence par un nom devenu verbe. Boycott. En 1880, en Irlande, des voisins décident de ne plus travailler pour Charles Boycott, de ne plus lui parler, de ne plus le servir. La presse transforme l’homme en mot. Le mot devient méthode: se retirer collectivement, pour peser politiquement. Depuis, l’idée a quitté les champs de County Mayo pour gagner nos écrans. Aujourd’hui, le cinéma parle aussi cette langue du retrait. Dans un programme de festival, chaque présence dit quelque chose; chaque absence, aussi. On se demande: faut-il séparer l’œuvre de l’institution qui l’abrite? l’artiste du pouvoir qui l’emploie? Ces questions bruissent dans les couloirs, au bar d’après-séance, entre deux projections. Revenir à l’origine du mot n’est pas coquetterie: c’est prendre la mesure de ce que veut dire, en 2025, dire non dans un art fait pour être partagé. Ces cinq dernières années l’ont montré. Golden Globes 2022: la cérémonie disparaît de l’antenne après le scandale de la HFPA. Un silence mondial, lourd comme un verdict. Puis les festivals redessinent leurs lignes.Lire la suite... -
21e Zurich Film Festival (ZFF)
Festivals le 16 octobre 2025
Kleber Mendonça Filho inscrit L’Agent secret (O Agente Secreto) dans la continuité de Portraits fantômes (2023) - son essai documentaire sur la mémoire des lieux et des cinémas de Recife, sa ville natale -, et prolonge également la veine politique amorcée avec Aquarius (2016) et Bacurau (2019). Ce nouveau film, bien que fictionnel, trouve son origine dans une démarche similaire: interroger le passé à travers le prisme de l’intime et des tensions socio-idéologiques. Au fil des consultations d’archives de journaux durant la réalisation de Portraits fantômes, le cinéaste renoue peu à peu avec ses propres souvenirs d’enfance. Il y retrouve, par hasard, la trace de sa première séance de cinéma à l’âge de 4 ans, dans la salle São Luiz, lieu qu’il choisira pour tourner certaines scènes de L’Agent secret des années plus tard. Cette coïncidence, née d’une archive de presse et d’une lointaine réminiscence, suscitera en lui le désir de réaliser un nouveau thriller. L’Agent secret s’appuie ainsi sur une mémoire collective: celle transmise par ses parents et ses proches, de même que par les récits et images glanés dans la presse de l’époque.Lire la suite...