Nicky Larson et le parfum de Cupidon

Affiche Nicky Larson et le parfum de Cupidon
Réalisé par Philippe Lacheau
Titre original Nicky Larson et le parfum de Cupidon
Pays de production France
Année 2018
Durée
Musique Michael Tordjman, Maxime Desprez
Genre Comédie, Policier
Distributeur Pathé Films
Acteurs Didier Bourdon, Tarek Boudali, Philippe Lacheau, Julien Arruti, Élodie Fontan, Kamel Guenfoud
Age légal 12 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 806
Bande annonce

Critique

Nicky Larson et le parfum de Cupidon est l’adaptation française de la série animée japonaise City Hunter, traduite en français par Nicky Larson, elle-même tirée des mangas de Tsukasa Hojo.

Au bout de cette longue filiation se trouve Philippe Lacheau, jeune réalisateur qui a apparemment réussi à se créer une petite reconnaissance auprès du public - deux millions d’entrées en France pour son premier film Babysitting - et dès lors auprès des producteurs, puisque trois autres films ont suivi. Sa marque de fabrique, facilement identifiable malgré une rude concurrence nationale, rassemble exagérations scénaristiques, stéréotypes puants et humour lourd sans génie. On pourrait bien sûr s’interroger sur un tel succès, le pleurer ou s’en offusquer mais il s’agit quand même de dire un mot du dernier-né.

Nicky Larson (Philippe Lacheau), justicier à l’amour prononcé pour les jolies paires de jambes, doit retrouver une bouteille de parfum, capable de rendre irrésistible toute personne qui s’en est vaporisé. Il est aidé dans sa tâche par son associée et collocataire, Laura (Elodie Fontan), trop garçonne pour être l’objet de ses avances. Une galerie de personnages tout aussi subtils va croiser leur chemin, créant souvent des problèmes, indépendamment de la bonté de leurs intentions.

Petit film de famille (Lacheau, présent à tous les postes ou presque, est entouré de ses proches et amis fidèles depuis le début), Nicky Larson voit sa bêtise diminuée d’un dixième grâce à son inscription dans les codes usités du film d’action, qui permettent une forme d’exagération pardonnable. Malheureusement cela ne suffit pas à conférer au réalisateur assez de sens pour aller jusqu’à jouer avec ces clichés: les femmes restent des jambes, les hommes des idiots et le rire absent.

Seul peut-être le personnage de Laura offre une petite variation bienvenue, ne serait-ce que par sa dégaine véritablement bédéesque et un caractère à peine moins caricatural que les autres. Mais elle-même n’échappe néanmoins pas au problème du jeu d’acteur, que cette ribambelle de nouvelles gloires montantes du cinéma semble tout simplement ignorer. De quoi regretter les jours où l’on reprochait aux acteurs français leur côté théâtral...


Adèle Morerod

Appréciations

Nom Notes
Adèle Morerod 5
Blaise Petitpierre 6