Le Hobbit: La Désolation de Smaug

Affiche Le Hobbit: La Désolation de Smaug
Réalisé par Peter Jackson
Pays de production U.S.A., Nouvelle-Zélande
Année 2013
Durée
Musique Howard Shore
Genre Fantastique, Aventure
Distributeur foxwarner
Acteurs Cate Blanchett, Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage, Benedict Cumberbatch
N° cinéfeuilles 693
Bande annonce

Critique

Un an après l’immense succès (un milliard de dollars de recettes!) du film Le Hobbit : un voyage inattendu, voilà Peter Jackson de retour. On sait qu’après avoir terminé la trilogie du Seigneur des anneaux le cinéaste s’est mis en demeure de revisiter l’univers fantastique de J.R.R. Tolkien avec «Le Hobbit», récit paru en 1937 et dont les événements sont à placer avant ceux décrits dans Le Seigneur des anneaux. Le Hobbit : un voyage inattendu (2012) se terminait sur la découverte d’une horrible créature jusque-là tapie dans l’ombre. Avec La désolation de Smaug, le deuxième opus qui sort aujourd’hui, on fait la connaissance de ladite bête: il s’agit d’un terrible dragon, Smaug (voix de Benedict Cumberbatch), crachant du feu et détruisant tout sur son passage. Le film suit les aventures de Bilbon Sacquet (Martin Freeman), entraîné dans une quête héroïque pour récupérer le Royaume de la Montagne - Erebor, la terre perdue des Nains – actuellement aux mains du susdit dragon. Le film est le récit des aventures d’un groupe de treize nains et de leur chef Thorin Ecu-de-Chêne (Richard Armitage) bien décidés, avec l’aide du sorcier Gandalf (Ian  McKellen), à récupérer des griffes de Smaug ce qui leur appartient. L’elfe Legolas (Orlando Bloom) est aussi de la partie, ainsi qu’une néophyte – absente du roman original de Tolkien, mais qu’importe, Peter Jackson estime qu’ «il est temps qu’on arrête de faire des histoires dans lesquelles on ne s’intéresse qu’aux hommes»…), une néophyte du nom de Tauriel (Evangeline Lilly). Le périple de Bilbon Sacquet et de ses amis sera bien entendu périlleux: araignées géantes et voraces de la Forêt Noire, trolls patibulaires et baveux, redoutables elfes sylvestres, agresseurs de tous poils, rien ne leur sera épargné. Les scènes surprenantes seront légion: descente d’un torrent en tonneaux, combats de flèches et d’épées, rencontre avec Beorn, le Changeur de Peau, confrontations sanglantes avec Smaug, le cracheur de flammes….
Mais avec tout ça ? Pas grand-chose: la nouvelle trilogie ayant bien démarré au box-office, on puise à la même source. Rebelote: l’intrigue se devine aisément, tout se veut visuel et surprenant, tout est prétexte à castagnes et dégringolades. Les décors sont étonnants, la miniaturisation très étudiée, mais l’agitation finit par fatiguer (le film est trop long). Les effets spéciaux s’enchaînent, les cadavres s’entassent (heureusement pour lui, Bilbon ne perd pas son anneau salvateur et son sens de l’orientation), mais tout cela n’est que débauche d’énergie assez vaine. Et Bilbon de conclure, désabusé, au moment où le dragon chassé de chez lui s’en va semer la désolation ailleurs: «Mais qu’est-ce qu’on a donc fait?». Réponse l’année prochaine, en décembre 2014 ...

Serge Molla

Appréciations

Nom Notes
Antoine Rochat 8
Nadia Roch 8