Fanny

Affiche Fanny
Réalisé par Daniel Auteuil
Pays de production France
Année 2012
Durée
Musique Alexandre Desplat
Genre Comédie dramatique
Distributeur pathefilms
Acteurs Jean-Pierre Darroussin, Daniel Auteuil, Marie-Anne Chazel, Raphaël Personnaz, Victoire Belezy
Age légal 10 ans
Age suggéré 12 ans
N° cinéfeuilles 684
Bande annonce

Critique

Suite de Marius, et toujours adapté et réalisé par Daniel Auteuil, Fanny est encore meilleur que le premier volet. Auteuil continue sur sa lancée en faisant jouer ses acteurs sobrement, en insistant sur l’histoire plutôt que sur les bons mots. Dans cette deuxième partie, l’émotion est plus présente. L’héroïne, la jeune, gracieuse et amoureuse Fanny (Victoire Belezy), découvre qu’elle est enceinte peu de temps après que son Marius (Raphaël Personnaz) lui eut préféré les sirènes de l’océan Indien. La comédienne Victoire Belezy va donc ici déployer beaucoup de talent pour exprimer la tristesse, l’espoir, la résignation, mais aussi l’émotion et la joie.
Plusieurs personnages qui n’étaient que secondaires dans la première partie deviennent plus importants. En particulier Panisse, un homme beaucoup plus complexe et touchant qu’il n’y paraît au premier abord. Sa générosité et sa tendresse pour Fanny sont le cœur de l’histoire. Joué magnifiquement par Jean-Pierre Darroussin, le personnage et son interprète sont sublimes à la fin du film, lors d’une discussion houleuse avec Marius qui veut dépouiller Panisse de ses droits. On a plaisir également à retrouver au détour d’une scène des acteurs comme Ariane Ascaride, Rufus ou Daniel Russo. Seule Marie-Anne Chazel semble un peu moins à l’aise dans son rôle, et fabrique un peu trop, alors que les autres peuvent se contenter d’être.
Quand à la mise en scène, elle est à l’image de l’écriture de Pagnol: efficace, évidente, tout en étant d’une grande simplicité. La scène du mariage ou la conversation cruciale entre César, Panisse et Fanny sont d’une grande force émotionnelle, portées par des regards et des larmes, sans facilité, fioritures ou musique parasite. Auteuil a bien compris que l’écriture était suffisamment forte sans qu’il ait besoin de la souligner. On attend impatiemment l’année prochaine pour découvrir le «troisième tiers» de cette trilogie, qui sera cette fois centré sur César, le limonadier au grand cœur.

Philippe Thonney

Appréciations

Nom Notes
Philippe Thonney 17
Georges Blanc 14
Daniel Grivel 17
Anne-Béatrice Schwab 16