Jane Eyre

Affiche Jane Eyre
Réalisé par Cary Fukunaga
Pays de production Grande-Bretagne, U.S.A.
Année 2011
Durée
Musique Dario Marianelli
Genre Drame, Romance
Distributeur elitefilms
Acteurs Jamie Bell, Judi Dench, Michael Fassbender, Mia Wasikowska, Imogen Poots
Age légal 10 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 662
Bande annonce

Critique

Classique. Cet adjectif résume en tous points ce film qui présente la xième adaptation du roman de Charlotte Brontë publié en 1847. Tout y est juste - décor, casting, musique, éclairages - pour raconter l’histoire de la petite Jane Eyre (Amelia Clarkson, puis principalement Mia Wasikowska) qui, suite à la mort de ses parents, est envoyée en pensionnat pour y recevoir une rigoureuse éducation et devenir gouvernante. Engagée chez Edward Rochester (Michael Fassbender), elle est chargée de l’éducation d’Adèle (Romy Settbon Moore) et aide Mme Fairfax (Judi Dench) à tenir la maison. L’amour s’insinue progressivement entre la jeune femme et le maître de maison, mais un lourd secret empêche le mariage et contraint Jane à s’enfuir, avant d’être recueillie par un pasteur.

Dans cette réalisation fort soignée et relatée en un long flash-back, tout est mesuré et contenu, ne suggérant qu’avec plus de force les sentiments et les perceptions personnelles. L’apparence doit être sauve, seule la nature, véritable personnage du film, a le droit de dépasser les limites convenues, aussi devient-elle, via sa noirceur ou son éclat, le miroir des émotions et des élans, d’autant plus que sa beauté sauvage, hostile, réveille maints souvenirs de peintures.

Mia Wasikowska, proche par son âge (21 ans) de l’héroïne du roman, incarne avec conviction Jane. Ainsi, tout en discrétion, elle ne joue pas avec son physique, mais ne cesse de révéler la vive intelligence de son personnage, couplée avec un impérieux désir de liberté (déjà présent dans l’ouvrage). Ses répliques sont claires et franches et dénotent le rejet de toute hypocrisie, ce qui pour une gouvernante peut paraître tout à la fois audacieux et irremplaçable. Et cela d’autant plus face à Michael Fassbender qui parcourt les registres cynisme, pitié, colère, sauvagerie, manipulation, avec une étonnante aisance. Le réalisateur n’a donc pas misé sur la conformité du physique de ses acteurs au héros du roman, il a privilégié leur rendu émotionnel et c’est précisément ce qui donne à cette version sa force et sa beauté.

Note: 15

Serge Molla

Appréciations

Nom Notes
Georges Blanc 14
Daniel Grivel 15
Serge Molla 15
Geneviève Praplan 12
Anne-Béatrice Schwab 17