Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban

Affiche Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban
Réalisé par Alfonso Cuarón
Pays de production U.S.A., Grande-Bretagne
Année 2004
Durée
Musique John Williams
Genre Fantastique, Aventure
Distributeur Warner Bros. France
Acteurs Gary Oldman, Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint, Emma Thompson
Age légal 10 ans
Age suggéré 12 ans
N° cinéfeuilles 484
Bande annonce

Critique

"On reprend les mêmes et on continue... car on ne change pas une équipe qui gagne - et qui fait beaucoup gagner!

Je ne suis pas un adepte inconditionnel des livres de Mme Rowling (qui est en train de rattraper la reine d'Angleterre sur le plan de la fortune personnelle), tout en reconnaissant leur mérite qui est grand: celui de pousser nos têtes blondes à la lecture. Il est d'ailleurs en somme paradoxal qu'on en tire des films, ce qui fige le cinéma intérieur que peut se permettre le lecteur.

Pour ceux qui auraient raté les deux premiers films: Harry Potter est orphelin. Ses parents ont été assassinés par l'ignoble Lord Voldemort. Apprenti sorcier à l'école de Poudlard, il a passé de mortelles vacances d'été chez un oncle et une tante assommants et rabat-joie. Il craque sous le harcèlement d'une autre tante, obèse gloutonne qu'il fait gonfler jusqu'à ce qu'elle devienne comme un aérostat qui disparaît derrière un nuage... Fugueur, il se fait embarquer par le Magicobus, autocar à trois étages qui le dépose dans un pub où le ministre de la magie l'encourage à commencer sa troisième année d'études à Poudlard. Là-bas, l'ambiance est tendue: la menace d'un sorcier complice présumé de Lord Voldemort, Sirius Black, qui s'est évadé de la prison d'Azkaban et qui veut avoir la peau de Harry, plane, et l'école est protégée par les gardiens d'Azkaban, les Détraqueurs, monstres aspirant l'âme de leurs victimes. Quelques personnages nouveaux viennent enrichir la galerie: à part Sirius, il y a Sibylle Trelawney (Emma Thompson dans une composition hilarante), professeur de voyance; le professeur Lupin (David Thewlis) qui, comme son nom l'indique, révélera une certaine particularité; l'hippogriffe, croisement de cheval et d'aigle.

Alfonso Cuaron venait de terminer son Y TU MAMA TAMBIEN, film d'un tout autre genre (voir CINE-FEUILLES n. 441) quand lui a été proposée la réalisation du troisième Harry Potter. Il a été tenté par le défi d'illustrer l'entrée des hésième aventure, Harry Potter et ses compagnons découvrent qu'ils seront mieux servis par leurs ressources intérieures (courage, persévérance, débrouillardise, amitié, etc.) que par des formules abracadabrantes. C'est déjà quelque chose de positif, outre des images poétiques, des paysages oniriques, des décors et des accessoires soignés jusqu'au moindre détail.

A déconseiller tout de même aux tout jeunes spectateurs, malgré la durée inférieure aux films précédents: certaines scènes et personnages (les Détraqueurs notamment) peuvent être assez effrayants.alter Salles a cherchÈ ‡ donner au rÈcit une tonalitÈ de plus en plus grave au fil des Èpisodes. On sent ainsi poindre les engagements futurs du rÈvolutionnaire (son intÈrÍt pour l'ensemble du monde latino-amÈricain, et pour les petites gens en particulier - ici des lÈpreux qu'il va rejoindre de nuit, en traversant ‡ la nage le fleuve), mais le film ne va pas au-del‡ d'une bonne adaptation cinÈmatographique des ""Carnets"" du futur Che.

Antoine Rochateul instrument de mesure et de rÈgulation de nos processus sociaux et psychologiques. C'est une idÈe fausse, un mauvais trip... «a ne peut pas durer"") et combat artistique (""Une poignÈe de salauds ont tuÈ le cinÈma d'auteur au nom du box-office. «a me met en rogne parce que les beaux films... mettent du baume au cúur et rendent plus humains"")

En prime, une fin magistrale: Luka, empÍtrÈ dans son casse-tÍte cornÈlien, veut trancher dans le vif. Mais l'ange gardien - dont l'apparence ‡ elle seule vaut dÈj‡ le dÈplacement - ne l'ente"

Daniel Grivel