Donne-moi des ailes

Réalisé par Nicolas Vanier
Titre original Donne-moi des ailes
Pays de production France
Année 2019
Durée
Musique Armand Amar
Genre Aventure
Distributeur Pathé Films
Acteurs Jean-Paul Rouve, Mélanie Doutey, Louis Vazquez, Frédéric Saurel, Lilou Fogli, Grégori Baquet
Age légal 6 ans
Age suggéré 8 ans
N° cinéfeuilles 821
Bande annonce (Allociné)

Critique

L’aventure est magnifique et ce d’autant plus qu’elle s’inspire de l’histoire vraie de Christian Moullec, l’homme qui vole avec les oies, engagé depuis plus de vingt ans dans la sauvegarde d’espèces menacées d’oiseaux migrateurs. Chez Nicolas Vanier, Christian (Jean-Paul Rouve) travaille pour le Museum d’histoire naturelle et imagine ouvrir un nouveau trajet pour la migration d’une espèce d’oies en voie de disparition, lorsqu’il se voit confier pour les vacances Thomas (Louis Vazquez), son fils adolescent.
Contre toute attente, il se pourrait bien que le rêve de l’un devienne celui de l’autre au point que lorsque le premier est prêt à tout abandonner, le second l’en empêche. Mener à bien un tel projet, fou à bien des égards et donc peu susceptible d’être soutenu, nécessite de travailler avec les oies dès leur naissance, de les conduire en Norvège pour ensuite les accompagner en vol tout au long de leur premier grand périple, les menant du cercle arctique jusqu’en France. Ensuite, pour prouver que l’expérience est concluante et que les oies ont effectivement bien mémorisé le nouveau trajet, elles retournent seules en Norvège à leur lieu de départ initial.
Ce qui aurait pu n’être qu’une sympathique expérience scientifique bien relatée devient ici une odyssée où l’émotion se mêle à quelques images somptueuses. Le récit, bien construit, ménage le suspense tant les embûches relationnelles et administratives ne manquent pas. Et voici que l’ado féru de jeux endosse un rôle paternel pour une oie qu’il baptise Aka, où l’un fera grandir l’autre. C’est d’ailleurs aussi ce qui se passe entre Thomas et son propre père, peu doué dans l’éducation et la conjugalité. Mais qu’importe, lorsqu’un rêve se partage, il est capable de déplacer autant intérieurement que spatialement.
Nul doute que nombreux seront les enfants et les adultes qui rêveront avec Thomas volant avec son ULM pour indiquer la route à Aka et à la volée d’oies qui le suivent. Ecologie et biodiversité sont à l’arrière-fond, mais sans qu’il ne soit donné de leçon, sauf celle d’inviter à se souvenir, comme l’énonce le proverbe qui conclut le film, que «nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, mais (que) nous l’empruntons à nos enfants».

Serge Molla

Appréciations

Nom Notes
Serge Molla 16
Georges Blanc 13