I Feel Good

Affiche I Feel Good
Réalisé par Benoît Delépine, Gustave Kervern
Titre original I Feel Good
Pays de production France
Année 2017
Durée
Genre Comédie
Distributeur Praesens Film
Acteurs Jean Dujardin, Yolande Moreau, Lou Castel, Joseph Dahan, Jean-Benoît Ugeux, Jean-François Landon
Age légal 12 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 797
Bande annonce

Critique

Avec leurs derniers longs métrages (Mammuth, 2010; Le Grand Soir, 2011; Saint Amour, 2016) Benoît Delépine et Gustave Kervern se sont fait aujourd’hui une petite place dans le secteur de la comédie française mâtinée de cinéma social.

Leurs films ne sont pas porteurs d’un discours politique engagé, mais se singularisent par un ton souvent irrévérencieux et proche d’une forme de critique de la société.

     Dans I Feel Good, Monique Pora (Yolande Moreau) dirige une communauté Emmaüs à Lescar, près de Pau. Un jour elle voit débarquer son frère Jacques (Jean Dujardin), qu’elle n’a plus croisé depuis belle lurette. Ce quadragénaire se révèle rapidement n’être qu’un bon à rien, obsédé par l’idée de devenir riche et célèbre. Sa solution: exploiter le filon de la chirurgie esthétique low cost. Les retrouvailles avec sa sœur (militante de gauche) donneront l’occasion de confronter deux visions du monde fort différentes: «C’est pas Karl Marx qui va t’aider à avoir un jacuzzi ou une pergola!» lui assène-t-il d’emblée. Engagé dans l’entreprise de sa sœur, il réussira à convaincre un groupe de collègues de subir une opération chirurgicale en Bulgarie, leur faisant miroiter un avenir doré… On vous laisse découvrir la suite.

 «Tous nos films sont basés sur les rejetés, les déclassés, déclare Gustave Kervern. Emmaüs est un bel exemple de société un peu utopiste, mais qui arrive à vivre. (…) Nous ne faisons jamais de comédie facile, populaire.» Si la première partie du film va effectivement dans ce sens-là, la suite ne tient pas toujours ses promesses, Jean Dujardin finissant par occulter la composante sociale du personnage pour privilégier le comique du portrait.

  On mettra à l’actif des deux réalisateurs la place qu’ils accordent aux chômeurs, aux solitaires, aux marginaux, sympathiques et sensibles, et la tendresse qu’ils leur expriment.

 Un cinéma agréable qui tranche avec le ton et le style de la plupart des comédies françaises actuelles.


Antoine Rochat

Appréciations

Nom Notes
Antoine Rochat 12
Sabrina Schwob 10
Georges Blanc 13