Mon poussin

Affiche Mon poussin
Réalisé par Frédéric Forestier
Pays de production France
Année 2017
Durée
Musique Matthieu Gonet
Genre Comédie
Distributeur jmhdistributions
Acteurs Isabelle Nanty, Pierre-François Martin-Laval, Thomas Solivérès, Manon Valentin, Leslie Medina
Age légal 12 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 711
Bande annonce

Critique

Avec Mon poussin le cinéaste Frédéric Forestier n’avait pas d’autre ambition que de divertir. On s’y attendait d’ailleurs après ses dernières réalisations (Astérix aux jeux Olympiques, 2008 - Stars 80, 2012). Dans son huitième film le réalisateur a décidé de faire appel à Pierre-François Martin-Laval et à Isabelle Nanty, en raison de leur amitié et de leur complicité professionnelle récurrente.

Mon poussin tente de dépeindre une situation de la vie quotidienne: la perte d’un premier amour. Largué par sa copine Elina (Leslie Medina), Vincent (Thomas Solivérès) n’arrive pas à s’en remettre. A 18 ans il est encore le petit «poussin» de ses parents qui s’inquiètent de son état dépressif et décident de prendre la situation en mains: Vincent se voit obligé dès lors de suivre un programme mis sur pied par son père Harold (Pierre-François Martin-Laval) et sa mère Cléa (Isabelle Nanty), à base de claques, d’insultes et d’autres remèdes à découvrir (brusques plongées dans le passé, psychodrames familiaux, utilisation de l’intimité des réseaux sociaux, etc.) Tout cela avec un résultat mitigé… Et lorsque les affaires de Vincent semblent s’arranger, c’est le couple parental qui se met à battre furieusement de l’aile: vivent les situations emmêlées, improbables, farfelues, où l’humour a bien de la peine à pointer le bout de l’oreille! Les affaires traînassent, le poussin est poussif, les explications oiseuses, les dialogues inondent le film tandis que brouilles et réconciliations font long feu.

Bref, beaucoup d’énergie déployée le plus souvent en vain. Le thème du retour d’un ado à la maison n’est d’ailleurs pas très original et son traitement, ici, est superficiel. Les images (souvent très travaillées) et le montage (avec de fréquents recours à l’accéléré et aux ruptures temporelles) tentent de sauver le film du naufrage final sans y parvenir complètement…

Antoine Rochat