Toute la beauté du monde

Affiche Toute la beauté du monde
Réalisé par Marc Esposito
Pays de production France
Année 2005
Durée
Musique Béatrice Thiriet
Genre Romance, Comédie dramatique
Distributeur UGC
Acteurs Jean-Pierre Darroussin, Zoé Félix, Marc Lavoine, Albane Duterc, Pierre-Olivier Mornas
Age légal 10 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 518
Bande annonce

Critique

Après CŒURS DES HOMMES, Marc Esposito nous propose un nouveau long métrage tiré du roman éponyme qu'il a publié en 1999.

Une histoire simple, celle d'une rencontre improbable entre Franck (Marc Lavoine) et Tina (Zoé Félix). Lui est amoureux, mais elle ne peut l'aimer: l'homme de sa vie, père de ses enfants, est mort il y a quelques mois, elle est en pleine dépression. Sur le conseil de ses frères, elle part en voyage à Bali pour se changer les idées, et pour tenter de reprendre goût à la vie. Franck va la rejoindre, essaie de se faire accepter comme guide, compagnon de voyage, puis comme un ami. Tina finira-t-elle par aimer Franck? Un deuil, ça peut prendre du temps...

L'idée est belle et bonne en soi. Une femme en plein deuil, qui essaie de reprendre pied, est touchée par la beauté d'un lieu, en l'occurrence une île paradisiaque qui dégage une sensation positive, qui panse les blessures de l'âme. Un amoureux contraint à une relation respectueuse, au rythme forcément lent de celui du deuil. Mais ce qui prend de la profondeur à travers l'écriture, ne marche pas forcément sur grand écran, même si les acteurs se surpassent. La vie sur l'île, festive, colorée, semble superficielle et contraste forcément avec la douleur métaphysique qu'éprouve Tina.

Le scénario ténu, étiré sur près d'une heure trois quart, fait ressentir cette lenteur et génère hélas l'ennui. Et les paysages, si beaux soient-ils, prennent les couleurs de cartes postales ou de dépliant touristique. Difficile à Franck de garder le désir pour cette femme qui a fait chavirer son cœur, qui est aimable certes, mais qui s'esquive. Sa gentillesse, sa bonté, ses attentions, d'accord! Mais l'effet saint-bernard... Les bons sentiments - et Dieu sait s'ils sont nobles et respectables - ne font pas nécessairement du bon cinéma.

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