Nous, les Leroy

Affiche Nous, les Leroy
Réalisé par Florent Bernard
Pays de production France
Année 2023
Durée
Musique Alexis Rault, Théo Bernard
Genre Drame, Comédie
Distributeur Pathé Films
Acteurs Charlotte Gainsbourg, Lily Aubry, Hadrien Heaulmé, José Garcia
Age légal 12 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 920

Critique

Lauréat du Grand Prix à l’Alpe d’Huez, Nous, les Leroy est une comédie dramatique française qui parvient à trouver le parfait équilibre entre humour et émotions. Tout n’est donc pas perdu.

Dans notre dernier numéro, nous évoquions notre incompréhension face à l’avalanche de récompenses reçue par le médiocre Et plus si affinités lors du festival situé dans les alpes françaises. Nous étions alors en droit de nous inquiéter à l’approche des salles romandes du Grand Prix de ce même événement, lui aussi plébiscité. Fort heureusement, cette fois-ci, notre avis converge avec celui du Jury.

S’il s’agit de son premier long métrage en tant que réalisateur, Florent Bernard est loin d’être inconnu au bataillon. Récemment, il s’est illustré en coscénarisant, aux côtés de Sébastien Vanicek, le très bon Vermines (voir CF n. 915). Avant cela, il s’est fait remarquer avec le FloodCast, son hilarant podcast avec son acolyte Adrien Ménielle, ou comme auteur sur des séries telles que Bloqués ou La Flamme. Néanmoins, malgré ce parcours déjà bien fourni, la réalisation d’un long métrage, qui plus est aux accents dramatiques, n’était pas une mince affaire.

Dans Nous, les Leroy, Sandrine (Charlotte Gainsbourg) annonce à son mari Christophe (José Garcia) qu’elle veut le quitter. L’époux blessé tente alors le tout pour le tout en emmenant sa femme et leurs deux enfants, Loreleï (Lily Aubry) et Bastien (Hadrien Heaulmé), dans un «road trip» familial retraçant les moments clés de leur histoire. À travers ce périple, chaque protagoniste va être confronté à ses contradictions offrant un enchaînement de scènes drôles et particulièrement bien écrites. Mais pas seulement.

Car où le long métrage excelle, c’est dans sa capacité à mêler la comédie pure - portée par des interprètes incarnant parfaitement leurs personnages - au drame. Alors que les séquences sollicitant nos zygomatiques ne manquent pas - notamment grâce à une panoplie de seconds rôles réussis -, la dernière partie du film nous emmène vers une tout autre émotion. On se laisse alors surprendre à être ému aux larmes lors de dialogues intergénérationnels (entre Sandrine, Christophe et leurs enfants, mais aussi entre le père de famille et son propre géniteur) qui, derrière les saillies humoristiques, viennent faire ressortir un message beaucoup plus fort et sensible qu’il n’y paraît.

En voulant imaginer, comme il le mentionne, une «comédie douce-amère, empreinte de nostalgie, mais avec des punchlines et des situations comiques», Florent Bernard réussit son pari et offre un film drôle et dramatique abouti. Jusqu’à l’intelligence d’une fin qui évite le happy end mièvre bien trop souvent associé au genre.


Marvin Ancian

Appréciations

Nom Notes
Marvin Ancian 15