Jungle Cruise

Affiche Jungle Cruise
Réalisé par Jaume Collet-Serra
Titre original Jungle Cruise
Pays de production U.S.A.
Année 2021
Durée
Musique James Newton Howard
Genre Aventure
Distributeur Walt Disney
Acteurs Dwayne Johnson, Emily Blunt, Édgar Ramírez, Jesse Plemons, Jack Whitehall, Veronica Falcon
Age légal 12 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 860

Critique

Après avoir étiré la saga Pirates des Caraïbes autant que faire se peut, Disney relance une adaptation de l’une de ses attractions célèbres, avec – heureusement – le duo réussi Dwayne Johnson et Emily Blunt à la barre.

Scientifique déterminée et peu sensible aux conventions, Lily Houghton (Emily Blunt) se lance sur les traces de l’Arbre de Vie au cœur de l’Amazonie. Avec son frère, un dandy peu motivé par la perspective de l’enfer vert, et Frank, capitaine de bateau roublard et imperturbable (Dwayne Johnson), ils vont rencontrer sur leur route un Prince belliqueux, quelques malédictions et l’aventure d’une vie.

Il va de soi que Jungle Cruise est avant tout une affaire de gros sous et d’effets numériques, tablant sur un casting attractif. Mais il serait dommage de passer sous silence les bonnes inspirations qui le parsèment. En tête, bien sûr, la dynamique, qui se construit dès la première scène, entre Dwayne Johnson et Emily Blunt. Rythme des répliques, chorégraphies des corps : on ne leur ôtera pas qu’ils sont bons et portent à eux seuls l’humour du film.

De plus, en empruntant à une attraction, Disney ne revient-il pas aux premières amours du cinéma, qui a longtemps été montré dans des contextes forains ? Le film se permet même une touche d’auto-dérision, en parodiant l’expérience « Jungle Cruise » lors d’une virée pour touristes, où les surprises du voyage sont orchestrées par Frank depuis son bateau. Toute l’existence de ce dernier repose d’ailleurs sur l’artifice, la dissimulation, la mise en scène. Il faudra la magie pour que les mécanismes douteux fassent place à l’aventure, la vraie, et surtout révèlent, comme dans tout bon conte, les qualités véritables du personnage.

Si le film n’a pas le même courage et use parfois de ficelles scénaristiques guère subtiles – notamment pour maintenir l’attention d’un public décidément jugé bien faible –, il parvient à distiller une bonne humeur durable. C’est toujours ça de pris !

Adèle Morerod

Appréciations

Nom Notes
Adèle Morerod 12