Mystère à Saint-Tropez

Affiche Mystère à Saint-Tropez
Réalisé par Nicolas Benamou
Titre original Mystère à Saint-Tropez
Pays de production France, Belgique
Année 2019
Durée
Musique Michael Tordjman, Maxime Desprez
Genre Comédie
Distributeur Frenetic
Acteurs Benoît Poelvoorde, Thierry Lhermitte, Rossy de Palma, Christian Clavier, Jérôme Commandeur, Virginie Hocq
Age légal 10 ans
Age suggéré 12 ans
N° cinéfeuilles 860
Bande annonce (Allociné)

Critique

Si durant ce juillet pluvieux il vous plairait de voir le soleil de St-Trop’, et dessous une brochette de stars (Clavier, Poelvoorde, Lhermitte, Depardieu, Commandeur) qui font des bêtises, allez voir le dernier film de Nicolas Benamou. Mais peut-être serez-vous déçus, car s’il y a du beau monde dans cette affaire, celui-ci est incontestablement sous-employé. En effet, tout se passe comme si le scénario, écrit pour de si grandes et si nombreuses têtes d’affiche, pensait pouvoir faire l’économie d’un semblant d’originalité, de surprise.

Boulin (Clavier), inspecteur sans finesse à tous niveaux, est envoyé par Chirac (celui des années 70) chez son ami milliardaire Claude Tranchant (Poelvoorde) pour résoudre une affaire de tentative de meurtre sur Mme Tranchant. Boulin, ce n’est pas du premier choix, loin s’en faut, et c’est vraiment fâcheux parce qu’il devra se fondre dans le gratin du show-biz que Tranchant a comme chaque année invité dans sa villa et qui constitue l’ensemble des suspects. Il faut une enquête rapide et très discrète ; on décide donc de donner à Boulin une couverture, mais la pire qui soit : il jouera les majordomes.

Dans la mesure où la trame « Cluedo » est parfaitement négligée, que reste-t-il ? Un Boulin-boulet qui commet tous les impairs : riches vêtements salis au cambouis (entre autres), codes sociaux « de la haute » bafoués, mets gastronomiques flingués. Spoiler : Depardieu se ramasse une flèche dans le derrière.

Ça pourrait passer si c’était bien mené. Mais hélas, tout dans ce film lorgne tellement, et avec tant de maladresse, vers de beaux (et déjà vieux) succès du cinéma comique d’Hexagone (films du Splendid, Le Dîner de cons, etc.) que ça en devient gênant. On en ressort avec le sentiment que l’équipe aurait pu faire beaucoup mieux si elle s’était montrée moins paresseuse. Ainsi Jérôme Commandeur, chef cuisinier dans le film, qu’on imagine dirigé de la sorte : Tu prends une voix de fausset. – Quoi d’autre ? – Ça suffira.

Alexandre Vouilloz

Appréciations

Nom Notes
Alexandre Vouilloz 6