Palm Springs

Affiche Palm Springs
Réalisé par Max Barbakow
Titre original Palm Springs
Pays de production U.S.A.
Année 2020
Durée
Musique Matthew Compton
Genre Comédie, Romance, Fantastique
Distributeur Prime Video
Acteurs J.K. Simmons, Peter Gallagher, Andy Samberg, Meredith Hagner, Cristin Milioti, Camila Mendes
Age légal 16 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 852

Critique

Le premier long métrage de Max Barbakow parvient à renouveler un concept éculé en proposant une comédie saupoudrée de fantastique plus profonde qu’elle n’y paraît.

Palm Springs, le 9 novembre, Nyles (Andy Samberg) participe au mariage de Tala et Abe. En chemise hawaïenne et short de bain, il aborde la cérémonie avec décontraction. Grâce à cette aisance déconcertante, il parvient à séduire Sarah (Cristin Milioti), la sœur de la mariée. Quelques instants plus tard, sous le ciel étoilé du désert californien, tout se passe à merveille entre les deux inconnus… jusqu’à ce qu’une flèche vienne se loger dans le dos de Nyles, entraînant la stupeur et les cris, légitimes, de Sarah. Toujours empreint d’un flegme à toute épreuve, Nyles tente d’échapper à son assaillant. Ce dernier, arc à la main, vêtu d’un treillis militaire et le visage grimé, tente de rattraper le fuyard. Il s’enfonce alors dans une caverne et est happé par un mystérieux vortex rougeoyant. Nyles, ordonnant à Sarah de ne pas le suivre, se laisse à son tour absorber par la source luminescente avant de se réveiller dans son lit, à Palm Springs, le 9 novembre.

Le concept de boucle temporelle au cinéma n’est pas nouveau. En 1993 déjà, Un jour sans fin l’exploitait en faisant revivre inlassablement la même journée à Bill Murray. Plus récemment, le divertissant Happy Birthdead et la très bonne série Poupée russe usaient de la même mécanique. Si ces œuvres nous font découvrir les rouages du procédé en même temps que le personnage principal (elles installent le récit lors de la première des boucles), Palm Springs diffère en ce point.

L’originalité du film réside tout d’abord dans la multiplicité des personnages coincés dans la boucle temporelle. Nyles et Sarah (cette dernière ayant fini par suivre son acolyte) mais aussi Roy (J.K. Simmons), l’archer fou, qui - sans trop en dire - jouera le rôle de l’antagoniste et aura comme seul but de faire souffrir Nyles (à défaut de pouvoir mettre fin à ses jours, la mort étant synonyme d’une nouvelle boucle). Autre divergence par rapport aux archétypes du genre: Nyles connaît les codes du piège dans lequel il est enfermé. Il y est accoutumé et a déjà vécu de nombreux cycles. Ainsi, il se mue en professeur, enseignant à Sarah le fonctionnement de son nouveau quotidien. Résigné de longue date, il assiste à la progression mentale de sa comparse (notamment dans cette scène où, alors qu’elle tente de se suicider au volant de sa voiture, Nyles se détache et prend la position lui occasionnant le moins de souffrance, cette dernière étant bien réelle). Si, dans un premier temps, Sarah tente d’échapper à l’inévitable, elle traverse ensuite une phase d’acceptation (la partie la plus jouissive du film, où les deux personnages s’autorisent tous les délires) avant d’obtenir son salut via un épilogue - entre dinosaures et physique quantique - loufoque mais efficace.

Palm Springs est donc un excellent feel good movie qui ne se cantonne pas uniquement au divertissement. En plus de nous faire passer un très bon moment de cinéma, il laisse libre cours à une réflexion plus approfondie sur le sens de notre existence.

Marvin Ancian

Appréciations

Nom Notes
Marvin Ancian 17