Brightburn - L'enfant du mal

Affiche Brightburn - L'enfant du mal
Réalisé par David Yarovesky
Titre original Brightburn
Pays de production U.S.A.
Année 2019
Durée
Musique Tim Williams (II)
Genre Epouvante-horreur
Distributeur Sony Pictures
Acteurs Elizabeth Banks, David Denman, Matt L. Jones, Meredith Hagner, Jackson A. Dunn, Abraham Clinkscales
Age légal 16 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 816
Bande annonce

Critique

«Prendre… le… monde»: voilà l’objectif de Brandon Breyer depuis qu’il s’est découvert des super pouvoirs maléfiques dont l’origine remonte à sa naissance extraterrestre. Il serait en effet issu d’une sorte de météorite s’étant écrasée sur la Terre, un soir où Tori (Elizabeth Banks) et son mari Kyle (David Denman) priaient très fort - peut-être trop - pour avoir la chance de pouvoir procréer, malgré les problèmes de stérilité de la première.

Qu’arrivera-t-il au film d’horreur lorsque les LED auront remplacé les néons? Lorsque les balançoires seront toutes occupées, que toutes les feuilles blanches du monde auront été remplies de gribouillis étranges par des enfants que l’on placerait volontiers plus sur le spectre autistique que sur celui des super-héros méchants? Il restera encore peut-être les borborygmes monstrueux et les voix dans la tête, la caméra à l’épaule pour les plans subjectifs, les jeux de cache-cache qui finissent mal et les soudains lancers de tondeuse à gazon, pour assurer sa longévité à ce genre.

Sans subtilité, Brightburn reprend tous les codes narratifs du film d’horreur, autant en termes d’esthétique que de narration. Au-delà de quelques jumpscare - moments horrifiques reposant uniquement sur l’effet de surprise, il y en a quatorze au total, j’ai eu tout loisir de les compter - le film n’est clairement pas effrayant du tout. Deux éléments retiennent cependant mon attention, vers la toute fin: Tori avance dans la grange dans une recherche ultime de son fils, arme à la main, et ses déambulations sont rythmées par une image alternant entre le rouge alarmant, le noir complet, et les lumières sombres et bleutées de la grange. Et puis, la musique du générique de fin, qui est quand même vraiment très chouette.


Camille Mottier

Appréciations

Nom Notes
Camille Mottier 6