Joueurs

Affiche Joueurs
Réalisé par Marie Monge
Titre original Joueurs
Pays de production France
Année 2017
Durée
Musique Nicolas Becker
Genre Thriller
Distributeur Agora
Acteurs Marie Denarnaud, Tahar Rahim, Bruno Wolkowitch, Karim Leklou, Stacy Martin, Jean-Michel Correia
Age légal 16 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 794
Bande annonce

Critique

Lorsqu’Abel vient proposer ses services de sommelier dans une petite brasserie familiale, la jeune Ella l’engage, bien qu’elle sente qu’il cache quelque chose. Il faut dire qu’Abel dégage un charme magnétique. Séduite, Ella va se laisser embarquer dans le monde caché des cercles de jeux, où adrénaline, amour et dettes forment un cocktail explosif mais surtout dramatique.

On n’entrevoit le talent de la jeune réalisatrice Marie Monge que lors de quelques fulgurances, dans ce premier long métrage inabouti et à l’intérêt limité. Les montées de tension sont particulièrement bien rendues lors des scènes de casino, de courses-poursuites et… des coups de chaud en cuisine. Par ailleurs, elle a réuni en tête d’affiche un couple qui a tout pour faire des étincelles: le «prophète» Tahar Rahim et Stacy Martin, révélée dans le sulfureux Nymphomaniac. Malheureusement, ces deux acteurs ont bien de la peine à faire exister leurs personnages, mal servis par des dialogues poussifs et cantonnés à des figures archétypales: celles du margoulin empêtré dans sa fuite en avant et de la jeune fille sage qui se laisse entraîner par amour dans une situation dramatique insoluble.

En plaçant son histoire dans le milieu du jeu de hasard, le film évolue dans un univers archi-visité au cinéma où le bluff est souvent le moteur de l’intrigue. Dommage qu’ici tous les rebondissements s’avèrent prévisibles, mécaniques et inintéressants. Ce manque de finesse se retrouve également au-delà du traitement de l’histoire: une photographie qui abuse des contrastes bleu-orange, une musique utilisant de la basse lors des moments oppressants et des violons lors des instants dramatiques, la disparition des personnages secondaires en cours de film… Dommage car on aurait voulu aimer ce premier long métrage proposant quelques moments pourtant prometteurs.

Blaise Petitpierre

Appréciations

Nom Notes
Blaise Petitpierre 7