Promesse de l’aube (La)

Affiche Promesse de l’aube (La)
Réalisé par Eric Barbier
Pays de production France
Année 2017
Durée
Genre Comédie dramatique, Drame
Distributeur pathefilms
Acteurs Jean-Pierre Darroussin, Charlotte Gainsbourg, Didier Bourdon, Pierre Niney, Finnegan Oldfield
Age légal 12 ans
Age suggéré 14 ans
Bande annonce

Critique

Jules Dassin avait déjà adapté à l’écran, en 1970, La Promesse de l’aube de Romain Gary. Le cinéaste français Eric Barbier s’y met à son tour, avec Charlotte Gainsbourg dans le rôle de Nina Owczynska, la mère polonaise de Romain, et Pierre Niney dans celui du romancier.

«Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais», a écrit Romain Gary. Sans vouloir jouer sur les mots on pourrait ajouter que le cinéaste ne tient pas parfaitement la sienne… Son film est une longue biographie du romancier, un tableau d’un amour maternel d’ailleurs difficile à mettre en images tant le livre est riche d’événements différents. Dès son enfance à Wilno, en Pologne, puis durant son adolescence à Nice et jusqu’à ses exploits d’aviateur pendant la Seconde Guerre mondiale, Romain Gary a connu une existence extraordinaire et difficile. Une vie faite de rebondissements et de mystères: le réalisateur avoue qu’il a dû faire des choix, et cela se sent.

Le film raconte donc une trentaine d’années de la vie du romancier. On se rappelle le rôle prioritaire joué par Nina, cette mère qui n’a pas eu d’autre vocation que de faire de son fils un diplomate, un ambassadeur, un écrivain célèbre ou un héros connu du monde entier.

Charlotte Gainsbourg donne le meilleur d’elle-même dans ce rôle de mère étouffante et frustrée, tandis que Pierre Niney campe un Gary souvent fragile et coléreux.
Disposant d’un assez gros budget, le cinéaste s’égare parfois dans de riches décors et des scènes dramatiques où il cherche à mettre en évidence les qualités de courage et d’abnégation du protagoniste: Romain échappe de peu à la mort dans son avion pendant la guerre, sauve une vieille femme dans le désert, etc. On suit un récit un peu besogneux et un personnage central en demi-teinte: à la lecture du roman le héros et son existence avaient une autre épaisseur et un autre pouvoir de séduction…

Antoine Rochat

Appréciations

Nom Notes
Antoine Rochat 13