Grand Méchant Renard et autres contes (Le)

Affiche Grand Méchant Renard et autres contes (Le)
Réalisé par Benjamin Renner, Patrick Imbert
Pays de production France
Année 2016
Durée
Musique Robert Marcel Lepage
Genre Animation, Famille
Distributeur frenetic
Acteurs Boris Rehlinger, Céline Ronte, Guillaume Bouchède, Guillaume Darnault, Magali Rosenzweig
N° cinéfeuilles 771
Bande annonce

Critique

Benjamin Renner a recueilli dans une bande dessinée les petits personnages qu’il créait depuis toujours pour sa famille ou ses amis. La ferme, son cochon, ses poules et les animaux de la forêt constituent une population des plus charmantes qui méritaient bien un film ! Le voici, avec l’aide de Patrick Imbert. Les deux compères sont les heureux géniteurs d’Ernest et Célestine, histoire d’un ours qui devient l’ami d’une souris, récompensée en 2013 par le César du meilleur film d’animation. Ce nouveau titre promet donc beaucoup. Il est à la hauteur des espérances.

Le dessin, d’abord, vif, drôle, joliment coloré, d’une fraîcheur sans réserve, il capte la sympathie quelle que soit la figure représentée. De l’intelligent cochon au méchant loup, de la poule militante au chien paresseux, tous affichent des expressions éloquentes, tous accrochent l’œil et le sourire.
L’animation ensuite, réalisée pose après pose, sans surcharge, ni maniérisme et abordée comme le jeu des acteurs de comédie. Les voix apportent beaucoup de naturel aux dialogues. Celles des enfants sont particulièrement réussies.

Le film se déroule en trois contes, présentés comme au théâtre avec une scène et un rideau rouge. La première histoire raconte l’aventure de Pauline, bébé victime d’une cigogne qui échoue dans sa traditionnelle mission d’apporter les nouveau-nés à leurs parents. La deuxième se consacre à un renard affamé qui se découvre des instincts très maternels. La troisième veut réhabiliter le Père Noël.

Ces récits sont simples, mais jamais simplistes. Le méchant est plus dépendant de son instinct que d’une malveillance gratuite et les victimes, qui ne manquent pas de ressources, s’en sortent sans rancune. Il n’y a pas de déterminisme, chacun peut changer et devenir meilleur. «Nous avons conçu le film comme un bonbon, expliquent les réalisateurs, comme un moment de détente léger, amusant et sans prétention à partager en famille.» Les enfants de tous âges seront ravis!

Geneviève Praplan