Livre de la Jungle (Le)

Affiche Livre de la Jungle (Le)
Réalisé par Jon Favreau
Pays de production U.S.A.
Année 2016
Durée
Musique John Debney
Genre Aventure, Famille, Fantastique
Distributeur waltdisney
Acteurs Lambert Wilson, Ben Kingsley, Leïla Bekhti, Idris Elba, Neel Sethi
Age légal 10 ans
Age suggéré 10 ans
N° cinéfeuilles 744
Bande annonce

Critique

C’est l’histoire d’un enfant-loup (Neel Sethi), élevé par le clan, chassant avec le clan et de son ennemi mortel, le tigre SherKaan (Idris Elba). C’est l’histoire de la jungle, de Bagheera, la panthère (Ben Kingsley) et de Baloo, l’ours chanteur (Bill Murray). C’est bien sûr le Livre de la Jungle, revu par Hollywood en images de synthèse, casting impressionnant de voix et vrai petit garçon.

Cette nouvelle version de l’histoire de Rudyard Kipling, adaptée encore une fois par Disney, pose l’éternelle question des remakes par les Américains, non seulement d’œuvres littéraires célèbres mais également de leurs propres productions. Il ne fait aucun doute que dans le cas présent, il s’agit avant tout de mettre en avant les possibilités technologiques du cinéma, que ce soit la 3D (inutile) ou les images de synthèse (mais pourquoi faut-il que cela implique des plans sans cesse en mouvement ?). On est donc loin d’une vision novatrice de l’œuvre originelle ou même vaguement originale. L’essentiel est d’accumuler les effets spectaculaires et les scènes d’action pour faire oublier au spectateur qu’il connaît déjà l’histoire et dans des versions bien meilleures. Toutefois, lorsqu’il abandonne les courses poursuites le temps d’une chanson ou d’un véritable échange entre les protagonistes, Jon Favreau réussit quand même à nous faire sentir son attachement (d’enfant ?) à l’histoire de Kipling et surtout à son adaptation en dessin animé par le même studio Disney. Ce sont les célèbres passages musicaux (ici réduits au nombre de deux), l’attachant duo formé par Baloo et Bagheera mais aussi la participation,visible au générique, d’amis et proches du réalisateur. Par ces petits détails, le film se teinte très légèrement d’une touche nostalgique et affective.

Cela ne suffira cependant pas à faire oublier les versions préexistantes, ni à combler le vide qui caractérise le reste de cette production.

Adèle Morerod

Appréciations

Nom Notes
Adèle Morerod 10