Johnny English, le retour

Affiche Johnny English, le retour
Réalisé par Oliver Parker
Pays de production France, Grande-Bretagne, U.S.A.
Année 2011
Durée
Musique Ilan Eshkeri
Genre Comédie, Espionnage
Distributeur StudioCanal
Acteurs Gillian Anderson, Dominic West, Rowan Atkinson, Rosamund Pike, Daniel Kaluuya
Age légal 7 ans
Age suggéré 10 ans
N° cinéfeuilles 645
Bande annonce

Critique

Les parodies de James Bond sont légion, et tout effet de surprise fait désormais défaut. En 2003, Peter Howitt s’était déjà commis avec un JOHNNY ENGLISH où Rowan Atkinson (Mr. Bean…) tentait de tirer son épingle du jeu. Sept ans plus tard, c’est Oliver Parker et Universal qui s’essaient - sans succès - au même jeu.

L’espion Johnny English est revenu du Mozambique - où il a «foiré» - en passant par le Tibet - où il s’est aguerri en se familiarisant avec les arts martiaux. Il en a aussi ramené quelques zestes de spiritualité (?) bouddhiste. Rappelé en Grande-Bretagne, il est chargé d’une nouvelle mission: empêcher une bande de malfrats internationaux d’assassiner le Premier ministre de Chine. Johnny, agent naïf et gaffeur, va tenter de neutraliser ladite bande avec l’aide de son adjoint Tucker.

Le scénario fera bien évidemment intervenir la CIA, le KGB et des espions de tous poils. Passant de Hong Kong à Londres avant de finir dans les Alpes suisses, Johnny English se trouvera confronté à de faux espions, à des «taupes», à des espions infiltrés et des sosies à n’en plus savoir que faire, au cours d’une profusion de scènes qui se voudraient drôles et décalées, mais qui ne sont que prévisibles. Quelques séquences d’action (une poursuite en fauteuil roulant…), une ou deux situations parodiques pompées dans d’autres films (reprise des fauteuils que l’on peut faire monter ou descendre, comme chez le barbier du DICTATEUR - ou celle des fameuses cascades à ski et en parapente de Bond sur les pentes neigeuses helvétiques…), mais c’est du déjà-vu, les plaisanteries font long feu, la musique est envahissante, et le film, qui se voudrait mi-sérieux mi-rigolard, finit par ennuyer. Sauf peut-être si l’on est un inconditionnel de Mr. Bean.

Note: 8

Antoine Rochat