Chasseur de primes (Le)

Affiche Chasseur de primes (Le)
Réalisé par Andy Tennant
Pays de production U.S.A.
Année 2010
Durée
Musique George Fenton
Genre Comédie, Action, Romance
Distributeur Sony Pictures Releasing France
Acteurs Gerard Butler, Jennifer Aniston, Christine Baranski, Jeff Garlin, Jason Sudeikis
Age légal 7 ans
Age suggéré 10 ans
N° cinéfeuilles 612
Bande annonce

Critique

Ex-policier devenu chasseur de primes, Milo Boyd (Gerard Butler) a décroché un drôle de job: celui de livrer à la police son ex, Nicole Hurley (Jennifer Aniston), et de récupérer ainsi une caution qui a été payée par un tiers. Nicole, journaliste trop absorbée par une enquête qu’elle doit mener, ne s’est pas présentée au tribunal alors qu’elle était convoquée à la suite d’un incident de circulation. Pour Milo cette chasse à la prime sera simple et lucrative, mais son ex ne l’entend pas de la même oreille et réussit à lui échapper plus souvent qu’à son tour. Durant cette journée assez spéciale les deux ex-époux n’auront de cesse de se tendre des traquenards, tout en se sentant attirés l’un par l’autre.

On peut deviner la suite et la fin. Quant à l’espoir, entre le prologue et l’épilogue de cette comédie romantique teintée de polar, de découvrir quelque chose de plus consistant à se mettre sous la dent, il s’estompe hélas très vite. On épargnera au lecteur l’évocation oiseuse d’histoires parallèles - en vrac: trafics douteux, enquête sur un suicide, belles-mères grotesques, prétendant amoureux ridicule - censées donner un peu de goût à ce brouet insipide. En vain.

Le «faiseur» hollywoodien Andy Tennant réussit à mettre en évidence le physique avantageux de Mlle Jennifer Aniston (cf. série TV «Friends»), qui ne quittera jamais ses hauts talons, sauf lors des poursuites exigées par le scénario. Tout est compliqué et souvent ridicule dans cette longue et ennuyeuse cavale, dans cette traque de criminels peu crédibles, dans cette suite de chamailleries ex-conjugales qui font long feu. Le véritable cinéma n’est pas au rendez-vous: les protagonistes passent leur temps l’oreille collée au portable, les décors (grosses voitures, rues nocturnes de Las Vegas, bars et night-clubs) sont banals et les dialogues plats. Le «champ-contre-champ» semble être la seule règle cinématographique connue du metteur en scène pour mettre en bobines cette histoire pas très drôle et dont on peut se dispenser.

Antoine Rochat