Princesse et la grenouille (La)

Affiche Princesse et la grenouille (La)
Réalisé par Ron Clements, John Musker
Pays de production U.S.A.
Année 2009
Durée
Musique Randy Newman, Alan Menken
Genre Animation
Distributeur Walt Disney Studios Motion Pictures France
Acteurs Keith David, Anika Noni Rose, Bruno Campos, Michael-Leon Wooley, Liane Foly
N° cinéfeuilles 607
Bande annonce

Critique

Plus de 70 ans après BLANCHE-NEIGE ET LES 7 NAINS, et malgré les progrès spectaculaires de l’animation numérique, les studios Disney, dirigés depuis 2006 par John Lasseter (ex-Pixar), proposent un long métrage «à l’ancienne», avec tout ce que cela représente de travail patient et méticuleux. Puisant dans le trésor des contes du Vieux-Continent, ils situent le Prince-Grenouille dans la Nouvelle-Orléans des années 1920.

On suit la destinée de Tiana, jeune soubrette afro-américaine (voilà du nouveau!) rêvant d’ouvrir un restaurant pour y déployer ses talents de cordon-bleu. Sur ces entrefaites arrive Naveen, prince séduisant et play-boy un peu superficiel (pléonasme?...), que l’inquiétant Facilier, adepte de la magie noire, transforme par vengeance en grenouille. Le batracien demande à Tiana de l’embrasser pour le libérer du sortilège, mais (voilà encore du nouveau!) la jeune fille devient grenouille à son tour. Le couple vivra toutes sortes de péripéties, jusqu’à rencontrer une vieille sorcière vaudou au fond du bayou, pour recouvrer figure humaine.

La version française du film ne démérite pas trop: la musique de Randy Newman, bien inspiré par le dixxieland, reste excellente; les voix collent aux personnages; quant aux qualités esthétiques des décors, elles sont intactes; effroi, humour et émotion sont bien dosés. On retrouve la patte du tandem ayant réalisé LA PETITE SIRENE et ALADDIN et l’ambiance des Disney de la grande époque. Comme il se doit, les personnages secondaires sont bien trouvés, avec Louis l’alligator musicien (cousin saurien de l’ours Balou...) et Ray la luciole romantique à l’accent cajun.

Daniel Grivel