Sri Lanka National Handball Team

Affiche Sri Lanka National Handball Team
Réalisé par Uberto Pasolini
Pays de production Italie, Sri Lanka, Allemagne
Année 2008
Durée
Musique Stephen Warbeck, Lakshman Joseph de Saram
Genre Comédie
Distributeur UGC Ph
Acteurs Dharmapriya Dias, Gihan de Chickera, Dharshan Dharmaraj, Namal Jayasinghe, Sujeewa Priyalal
Age légal 10 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 597
Bande annonce

Critique

En septembre 2004, une petite dépêche de presse relate la mystérieuse disparition de l’équipe nationale de handball du Sri Lanka lors d’un tournoi dans une ville de Bavière. Le Sri Lanka s’étonne, il n’y a en effet ni fédération, ni équipe, ni même de club de handball dans ce pays.

C’est à partir de ce fait divers qu’Uberto Pasolini (producteur de THE FULL MONTY) nous a concocté une comédie sympathique en diable. Pour apprécier ce film, il faut simplement laisser de côté tout esprit d’analyse et de critique proprement cinématographique et suivre avec bonheur le parcours et les efforts ébouriffants et souvent très drôles de ces hommes qui tentent désespérément d’échapper à leur condition sociale. Sans oublier que derrière la comédie se dessine le problème interpellant de la misère et de l’immigration. «Inspiré de faits réels qui nous permettent d’aborder le sujet avec humour», nous dit le réalisateur, «ce film veut nous rappeler la situation désespérée de beaucoup de ces clandestins que nous voyons dans nos rues, et qui sont là avec le désir de subvenir aux besoins de ceux qu’ils ont laissés au pays.»

Disons encore qu’une attention particulière étant portée dans ce film au désir de refléter pleinement le mélange ethnique, culturel et religieux de la société sri lankaise, les acteurs pour la plupart non professionnels viennent de milieux divers et composent un microcosme de paix interraciale porteur d’espoir dans un pays dévasté par les conflits ethniques. N’oubliez pas enfin d’être charmés et interpellés par les regards et les attitudes de ces épouses face aux comportements de leur mari.

Georges Blanc