Tandoori Love

Affiche Tandoori Love
Réalisé par Oliver Paulus
Pays de production Suisse, Allemagne, Autriche
Année 2008
Durée
Musique Marcel Vaid
Genre Romance
Acteurs Peter Glauser, Shweta Agarwal, Rene Blum, Tamal Raichowdhury, Martin Schick
Age légal 7 ans
Age suggéré 12 ans
N° cinéfeuilles 588
Bande annonce

Critique

Prenez une bonne portion de rösti, mélangez-la à du riz masala, brassez le tout et vous aurez TANDOORI LOVE, un film helvético-indien coproduit par l’Allemagne et la Suisse, et récemment présenté à Soleure.

Une équipe de tournage d’un film «bollywoodien» envahit le paysage et l’auberge d’un village de l’Oberland bernois. Faisant ses courses dans le supermarché du coin, Rajah (Vijay Raaz), le cuisinier indien de cette troupe, tombe à genoux devant Sonja (Lavinia Wilson), la serveuse du bistrot, et lui fait - en chantant bien sûr - une demande en mariage. Ses qualités culinaires faisant des miracles, même Markus (Martin Schick), l’ami en titre de Sonja, flaire la bonne affaire et l’engage dans son bistrot comme nouveau chef de cuisine. Deux modes de vie vont vite se heurter l’un à l’autre: les habitués du bistrot qui se voient confrontés aux caprices d’une vedette indienne, et les hôtes étrangers déconcertés par les traditions montagnardes. Et Sonja, tiraillée entre deux hommes, devra faire un choix.

Depuis les années 60 déjà, l’industrie du film indien a découvert nos Alpes et y a tourné beaucoup de films, la Suisse passant pour un paradis. Des films mélodramatiques («We need more tears!» hurle souvent le metteur en scène du film) qui recourent à des séquences chantées et dansées, à des images violemment colorées, à un kitsch évident. Le décor grandiose de nos montagnes plaît au public indien, paraît-il.

Mélange de tradition montagnarde et d’exotisme indien, TANDOORI LOVE est construit comme une comédie, qui procède par ruptures de ton, qui se veut burlesque ou sentimentale parfois, qui joue sur plusieurs tableaux, empruntant de façon récurrente à Bollywood son fonds de commerce. Le film surprendra le spectateur peu habitué au cinéma indien: à ce titre peut-être vaut-il la peine d’être découvert, mais le mélange des genres en étonnera plus d’un...

Antoine Rochat