Hot Fuzz

Affiche Hot Fuzz
Réalisé par Edgar Wright
Pays de production Grande-Bretagne, France, U.S.A.
Année 2007
Durée
Musique David Arnold
Genre Comédie, Policier, Action
Distributeur StudioCanal
Acteurs Bill Nighy, Timothy Dalton, Martin Freeman, Simon Pegg, Nick Frost
Age légal 14 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 554
Bande annonce

Critique

Avec HOT FUZZ, le Britannique Edgar Wright réalise une comédie policière mâtinée d’une parodie de film d’action et pimentée d’un zeste de «gore».

Le film démarre dans l’invraisemblance: Nicholas Angel (Simon Pegg), super-flic londonien trop zélé, est muté à Sandford, petit village de campagne qui a bonne réputation. La raison? Son taux de réussite dans les affaires qui lui étaient confiées à Londres indisposait ses collègues. Pas très crédible tout ça, mais il paraît que cela arrive.

Voilà donc notre «bobby» confiné - ses collègues espèrent secrètement qu’il va y dépérir - dans une bourgade tranquille de l’Angleterre profonde, où la vie semble se dérouler sans heurt. Erreur: très vite le policier découvre, au sein de cette petite communauté, une corruption cachée sous un vernis d’harmonie sociale. Des citoyens tranquilles - une sorte de comité central de vigilance - veille à ce que rien ne change et réprime toute tentative, tout signe d’originalité. Aucun écart n’est toléré, au point que l’immense majorité de la population s’occupe de broutilles, négligeant les problèmes essentiels. L’image d’une société sereine, mais en voie de décomposition.

Tout irait bien dans le sens de la comédie sociale si le film ne se diluait pas dans l’agitation, le verbiage et le touche-à-tout. «‘Hot Fuzz’, avoue le réalisateur, signifie d’ailleurs ‘n’importe quoi’. Même si ‘fuzz’ en argot désignait, dans les années 40, un flic irlandais...» Et le film, dans son accélération constante et sa dérive visuelle, c’est aussi n’importe quoi. On sourit, on rit de temps en temps, quelques situations relèvent de la bonne comédie, les allusions à d’autres films sont multiples, mais l’humour finit par se révéler assez convenu. Ce portrait de la bêtise humaine fait long feu. La parodie du film policier et du film d’action - avec son emballage épisodiquement «gore» - est présente, encore faut-il s’astreindre à lire HOT FUZZ au deuxième degré. Allergiques à ce genre d’exercice, s’abstenir!

Antoine Rochat