Aaltra

Affiche Aaltra
Réalisé par Benoît Delépine, Gustave Kervern
Pays de production Belgique, France
Année 2003
Durée
Genre Comédie
Distributeur MBD
Acteurs Jason Flemyng, Pierre Carles, Benoît Delépine, Gustave Kervern, Jan Bucquoy
Age légal 10 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 489
Bande annonce

Critique

Ce film est le premier long métrage, en noir et blanc, réalisé, écrit et joué par Benoît Delépine et Gustave Kervern.

Quelque part dans un petit village au nord de la France, deux voisins se détestent et nourrissent une haine réciproque. L'un est paysan et l'autre télétravailleur. Aucun des deux ne semble satisfait dans son travail, ni dans sa vie. Lors d'une violente dispute une benne agricole tombe: ils sont grièvement blessés; ils ressortiront de l'hôpital paralysés et en chaise roulante. Refusant finalement l'idée du suicide, ils vont se retrouver par hasard à la gare et entreprendront ensemble un étrange voyage à travers la Belgique, jusqu'en Finlande, pour retrouver le fabricant de la benne maudite.

Au gré de leurs rencontres et de quelques péripéties, les deux hommes évoluent, sauf pour le regard qu'ils portent sur la société.

Aaltra est un espèce de road movie en chaises roulantes, empreint d'humour plutôt décalé. Nos deux personnages sont du genre rustre et cynique. La haine qu'ils éprouvent l'un pour l'autre va peu à peu tomber, au profit d'une méchanceté franchement bête envers les autres. Ils vont certes arriver à se supporter, mais pas davantage à communiquer. Leur rapprochement forcé ainsi que les diverses situations qu'ils devront partager vont mettre en lumière une personnalité assez semblable, ainsi que leur fichu caractère. Résultat: les "saints Christophe" hélés à leurs services vont être vite refroidis, et la compassion qu'ils éprouveront pour ces invalides rapidement étouffée. Nos deux personnages ne font pas dans la finesse. La bande-son privilégiant les bruits ambiants de moteurs, de trains, de motos, ainsi que le grain de la pellicule souvent grossier contribuent à créer un climat revêche.

Ce film, où les protagonistes sont des invalides, est censé faire rire. Peut-être faut-il être belge ou fan des Guignols de l'Info pour apprécier leur humour irrévérencieux, méchant et décalé? Ce qui est certain, c'est qu'à la fin de la projection nous ne ressentons aucune empathie pour ces deux caractériels, et ne regrettons pas de les quitter.

Ancien membre

Appréciations

Nom Notes
Ancien membre 8
Geneviève Praplan 12
Daniel Grivel 10