Kangourou Jack

Affiche Kangourou Jack
Réalisé par David McNally
Pays de production U.S.A.
Année 2002
Durée
Musique Trevor Rabin
Genre Comédie
Distributeur Warner Bros. France
Acteurs Jerry O'Connell, Anthony Anderson, Estella Warren, Michael Shannon (II), Bill Hunter
Age légal 10 ans
Age suggéré 10 ans
N° cinéfeuilles 464
Bande annonce

Critique

"Charlie (Jerry O'Connell), coiffeur à Brooklyn, se voit contraint par son beau-père Sal Maggio (Christopher Walken, qui se parodie lui-même dans un rôle de ""parrain"") d'aller en Australie remettre une enveloppe de 50'000 dollars à un mystérieux malfrat dénommé M. Smith. Le jeune homme fait le voyage avec Louis (Anthony Anderson), un ami d'enfance qui lui a jadis sauvé la vie. Ignorant sans doute que l'""Outback"" australien regorge de kangourous qui traversent les pistes sans regarder ni à gauche ni à droite, nos deux gaillards vont s'en ramasser un sur le capot de leur voiture. Le croyant mort, Louis trouve très drôle de prendre quelques photos de l'animal à qui il a de plus le mauvais goût d'enfiler sa propre veste. Sentant probablement qu'il y a 50'000 dollars (dans ladite veste) à se mettre dans sa propre poche (de kangourou), voilà notre mammifère tout ragaillardi qui s'enfuit en emportant l'argent comptant. Nos deux compères vont s'efforcer de le suivre à la piste, avec l'aide d'un pilote d'avion ivrogne et celle d'une charmante spécialiste de l'environnement, tandis que des tueurs se lancent à leur poursuite.

Le kangourou-vedette, seul élément un tant soit peu original de cette comédie à l'humour vraiment épais, ne pourra malheureusement pas, à lui tout seul, sauver le film. La réalisation de David McNally se veut parodique, mais n'est que lourde et soporifique. Les courses-poursuites automobiles, à Brooklyn d'abord, puis dans le désert australien, ne déclenchent que bâillements. Les acteurs cabotinent à tel point qu'on attend avec impatience le retour sur l'écran du kangourou, sympathique sauteur qui - images de synthèse aidant - a au moins le mérite de beaucoup courir et de nous faire visiter le bush australien. Mais chacun sait que les marsupiaux ne bondissent pas très haut, même s'ils sautent souvent assez loin. Et si le nôtre finira par retourner vivre dans son désert australien, le film, lui, ne pourra que se perdre dans celui de l'insignifiance."

Antoine Rochat