Un amour infini

Affiche Un amour infini
Réalisé par Don Roos
Pays de production U.S.A.
Année 2000
Durée
Musique Mychael Danna
Genre Drame, Comédie dramatique
Distributeur Bac Films
Acteurs Tony Goldwyn, Ben Affleck, Gwyneth Paltrow, Alex D. Linz, David Dorfman
Age légal 16 ans
N° cinéfeuilles 413
Bande annonce

Critique

Coincé par une tempête de neige à l'aéroport de Chicago, Buddy Amaral rencontre par hasard Greg Janello qui, comme lui, attend un vol pour Los Angeles. Greg veut absolument rentrer chez lui, il l'a promis à ses enfants. Quand Buddy apprend que le vol de Greg est annulé, il lui offre sa place.

On peut raconter les toutes premières séquences de BOUNCE. Mais il faut en rester là. Parce qu'au-delà de l'événement qui survient alors tout est prévisible... UN AMOUR INFINI (traduction très libre de BOUNCE) est un drame romantique dans lequel deux personnes que rien ne destinait à se rencontrer vont tomber amoureuses l'une de l'autre. Mais seule l'une des deux sait (sans pouvoir le révéler) que tout cela n'est pas dû au hasard.

Le deuxième film de Don Roos est l'histoire d'une rencontre que l'on voudra bien admettre comme plausible, mais que le traitement cinématographique ne rend guère crédible. UN AMOUR INFINI est un produit de consommation courante, qui ne dérange pas: pas de violence, pas d'excès (et c'est tant mieux), mais aucun signe de génie non plus (et c'est bien dommage). Scénariste et réalisateur ont sans doute voulu décrire une histoire d'amour qui sonne vrai, authentique et émouvante, mais il y a fort à parier qu'ils ont passé à côté de la cible. Ben Affleck et Gwyneth Paltrow (que l'on avait vus tous deux dans SHAKESPEARE IN LOVE) essaient de donner une certaine consistance à cette rencontre, mais ils semblent laissés à eux-mêmes: la mise en scène est conventionnelle et rien dans la structure du récit ou du montage, rien dans la direction des acteurs ne permet un tant soit peu de sauver le film de l'ennui. On n'y croit pas. Toute cette romance laborieuse s'intègre mal dans le temps, dans l'espace et dans l'évolution possible des personnages qui manquent sérieusement d'épaisseur.

Antoine Rochat