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critiques de films depuis 1999

A propos de Ciné-Feuilles

Ciné-Feuilles est un bimensuel oecuménique de critiques de films. Fondé en 1981 à Lausanne (Suisse), il est édité par Médias-pro (Office protestant des médias) et se présente sous la forme d'un cahier au format A5 illustré en noir et blanc.

Cette revue désire être le reflet d'un regard œcuménique sur l'actualité cinématographique en Suisse romande, un regard humaniste promouvant des films de qualité, rencontrant facilement ou non leur public.

  • un éditorial ;
  • un palmarès (avec notes de 0 à 20) des films sélectionnés par la rédaction ;
  • une présentation et une lecture critique des films présentés sur les écrans de Suisse romande avec, selon les cas, une fiche technique détaillée ou une notule (- de 1'500 signes) ;
  • une sélection des meilleurs films proposés sur les chaînes de télévision ;
  • les appréciations d'une équipe de passionnés de cinéma ;
  • des échos des principales manifestations (festivals) du monde entier ;
  • un site, permettant l’accès sur abonnement à une banque d’archives très riche (des centaines de fiches sur les films chroniqués, échos des festivals, etc.).

Toute l’équipe de Ciné-Feuilles est passionnée de cultures et d’arts. À ses yeux, le cinéma aide à déchiffrer le monde, ce qui explique le regard humaniste qu’elle porte tant sur le cinéma de fiction que documentaire. Si chaque membre devait aujourd’hui retenir deux films (parmi tant d’autres possibles), l’un antérieur, l’autre postérieur à l’an 2000, les choix personnels seraient les suivants:

George Blanc

Georges Blanc

Les enfants du paradis de Marcel Carné (1945) et Nos meilleures années de Marco Tullio Giordana (2003)
Nicole Métral

Nicole Métral

Hiroshima mon amour d'Alain Resnais (1959) et The Secret life of words d'Isabel Coixet (2004)

Serge Mollat

Serge Molla

Bird de Clint Eastwood (1988) et Hugo Cabret de Martin Scorsese (2011)
Adèle Morerod

Adèle Morerod

Laura de Otto Preminger (1944) et Nos Meilleures années de Marco Tullio Giordana (2003)
Geneviève Praplan

Geneviève Praplan

Broken Silence de Wolfgang Panzer (1995) et In the Mood for Love de Wong Kar-wai (2000)
Nadia Roch

Nadia Roch

Schock Corridor de Samuel Fuller (1963) et Hugo Cabret de Martin Scorsese (2011)
Antoine Rochat

Antoine Rochat

Huit et demi de Federico Fellini (1963) et La vie des autres de Florian Henckel von Donnersmark (2007)
Anne-Béatrice Schwab

Anne-Béatrice Schwab

Le septième sceau de Ingmar Bergman (1956) et Se souvenir des belles choses de Zabou Breitman (2001)
Philippe Thonney

Philippe Thonney

Il était une fois dans l'Ouest de Sergio Leone (1968) et Dans ses yeux  de Juan José Campanella (2010) 
Sabrina Schwob

Sabrina Schwob

Les glaneurs et la glaneuse d’Agnès Varda (2000) et Terre en transes de Glauber Rocha (1967)
   

Depuis fort longtemps, les Eglises, catholique-romaine en particulier, se sont intéressées aux arts. Nouveau venu dans la corbeille, le cinéma ne tardera pas à susciter l’intérêt, d’autant plus qu’à ses débuts il fut un art populaire qui trouva sa place sur les champs de foire (voir Méliès).

Ce faisant, les hommes en soutane poursuivaient deux objectifs totalement différents. Il s’agissait d’abord d’exercer une sorte de censure sur des images qui véhiculaient toutes sortes d’idéologies (voir le curé de CINEMA PARADISO). Les communistes ne s’y sont pas trompés qui, eux aussi, ont trouvé là matière à propagande ou à tout le moins une réflexion sur nos sociétés occidentales.

Mais pour être juste, l’OCIC (Office catholique international du cinéma), devenu Signis, va inciter les croyants à rejoindre l’homme dans ses drames comme dans ses joies. Il s’agissait donc de le découvrir avec ses souffrances et ses joies, ses désespoirs et ses aspirations, sans oublier celui d’ailleurs, d’une autre culture et d’une autre religion.
Tout cela emballé dans le romanesque et dans une machine à faire rêver. La prolifération des ciné-clubs a marqué une époque.

À un moment où les Églises réformées voient avec angoisse leur public se raréfier, des pasteurs découvrent un outil de travail dans le 7e art - pour le moins dans les œuvres élitaires -, car on est loin du champ de foire.

Des offices du cinéma voient le jour qui ont pour objectif de mettre en évidence des œuvres de qualité et de conduire le spectateur à choisir. Ce fut le cas en Suisse romande où des pionniers vont, projecteur et écran à la main, organiser des séances commentées. On peut citer, pour leur rendre hommage, le pasteur Duruphty à Neuchâtel, Francis R. Nicolet à Genève, Max Perrier à Fribourg, André Béart à Lausanne, puis le pasteur vaudois Paul Glardon qui donna une impulsion décisive à cette activité. Ces offices ne tardèrent pas à fusionner sous le sigle OPC (Office protestant du cinéma).

Mais la télévision vint jeter le trouble et exerça une concurrence sans merci. L’OPC, auquel se joindront Yvan Stern et l’Office catholique du cinéma, constitua une petite équipe présidée par le soussigné. Elle consacra ses efforts à l’édition de CINE-FEUILLES.

Né en 1981, vivant de ses propres moyens - donc en toute indépendance -, il mérite sa place et pour longtemps encore.

Maurice Terrail *

Né en 1933, Maurice Terrail a d'abord été pasteur de paroisse puis, en 1968, directeur de l'Office protestant du cinéma de l'Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (devenu romand dans la foulée). Chroniqueur et animateur, il a créé en 1974 le Jury œcuménique du Festival de Cannes. L’école publique prenant le relais en termes d’initiation au cinéma puis aux médias, il fonde le Cercle d’études cinématographiques, qui réunit chaque saison d’hiver des centaines d’adultes.

Le cinéma – relayé par la télévision – devenu un vecteur culturel de premier plan, un bulletin œcuménique, Ciné-Feuilles, vit le jour en octobre 1981 sur l’initiative de Maurice Terrail, qui dirigeait alors tout à la fois l’Office protestant romand du cinéma et le service des émissions protestantes de la Télévision romande. Dans cette publication, pas de censure, mais la mise en évidence des œuvres de qualité qui laisseront passer une lueur d’espérance et seront porteuses d’un peu d’amour.

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