Jean Smart

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Biographie

Envisageant de devenir vétérinaire, Jean Smart se dirige finalement vers des études d’art dramatique. Diplôme en poche, la jeune femme intègre des compagnies de théâtre représentant des classiques de Shakespeare, avant d’incarner Marlene Dietrich dans la pièce "Piaf", en 1981. Ainsi repérée par Hollywood, elle fait ses débuts à l’écran deux ans plus tard, dans la deuxième saison de Teachers Only, sur le quotidien de professeurs de lycée. En 1986, la sitcom Femmes d’affaires et dames de coeur, sur les vies personnelles et professionnelles d’employés d’une agence de décoration d’intérieurs, la propulse sur le devant de la scène. Durant les cinq premières saisons, Jean Smart prête ses traits à la naïve Charlene Frazier Stillfield, aux côtés d’Annie Potts et Dixie Carter, et fait la rencontre de son futur époux, l’acteur Richard Gilliland. La comédienne obtient ensuite un second rôle dans Hollywood Mistress, avec Robert De Niro, puis interprète Aileen Wuornos, une prostituée devenue serial killer, dans le téléfilm Balades fatales.

Dans les années 90, sa carrière s’oriente vers des drames familiaux (L’Incroyable Voyage, La Victoire d’une mère, The Yearling), des comédies (La Tribu Brady, Drôle de couple 2, Jour blanc, Sale môme), ou des dynamiques mère/fille (Une histoire d’initiation, Forever Fabulous, Fashion Victime). Ajoutant une nouvelle corde à son arc, Jean Smart se prête à l’exercice du doublage, d’abord pour le film d’animation japonais Si tu tends l’oreille, puis pour les 4 saisons et deux téléfilms de Kim Possible, interprétant la mère de l’héroïne. Forte de sa nouvelle notoriété, l’actrice est réticente à la proposition d’apparaître en guest star dans Frasier, mais finit par accepter. Un choix payant, qui lui vaut deux Primetime Emmy Awards de la Meilleure Actrice invitée dans une série comique. Après avoir donné la réplique à son mari dans le drame Le Destin d’Audrey, elle tourne ensuite sous la direction de Zach Braff dans Garden State, puis David O. Russell pour J’adore Huckabees. Jean Smart enchaîne ensuite les récompenses pour son rôle de Première Dame des États-Unis psychologiquement instable, dans 24 heures chrono, puis pour celui de la mère de la protagoniste de Samantha Qui ?

Tout en multipliant les seconds rôles au cinéma (Hero Wanted, Barry Munday, Bébé mode d’emploi, Tous les espoirs sont permis…), Jean Smart reste fidèle au petit écran, incarnant la Gouverneure Pat Jameson, qui décide de recruter le lieutenant Steve McGarrett (Alex O’Loughlin) pour prendre la tête de l’unité spéciale d’Hawaii Five-0, avant d’entrer dans la peau d’une procureure le temps de quelques épisodes de la saison 2 de La loi selon Harry, emmenée par Kathy Bates. En 2013, la comédienne se tourne vers des projets indépendants, dont Call Me Crazy, traitant des maladies mentales, ou le thriller Miss Meadows dont elle est également productrice déléguée. Après des apparitions dans Halt and Catch Fire, Getting On et Sirens, le showrunner Noah Hawley la recrute pour la deuxième saison de l’anthologique Fargo. Sa prestation, dans la peau de la matriarche d’une famille criminelle, lui permet d’être auréolée du Critic’s Choice Award de la Meilleure Actrice dans un second rôle. 2017 marque la seconde collaboration entre Jean Smart et Noah Hawley, pour sa nouvelle création, Legion. Dans cette série dérivée des X-Men, elle campe le Dr Melanie Bird, une exigeante psychiatre aux méthodes peu conventionnelles, révélant à David Haller (Dan Stevens), diagnostiqué schizophrène, qu’il est en réalité un mutant.

L.P.

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