Lilo et Stitch

Affiche Lilo et Stitch
Réalisé par Dean DeBlois, Chris Sanders
Pays de production U.S.A.
Année 2001
Durée
Musique Alan Silvestri, Elvis Presley
Genre Animation
Acteurs Ving Rhames, Chris Sanders, Daveigh Chase, Tia Carrere, Jason Scott Lee
Age légal 7 ans
Age suggéré 10 ans
N° cinéfeuilles 440
Bande annonce

Critique

"Disney s'essaie à une production d'animation assez sympathique, légèrement plus farfelue et moins ringarde que certains de ses derniers avatars.

On est dans les îles, à Hawaï. Lilo, fillette au grand cœur, adopte un jour un petit chien très laid. Il s'avère rapidement que ledit chiot fait preuve d'un esprit particulièrement tordu qui n'a pas grand-chose à voir avec la gent canine habituelle. Passons sur les détails (le spectateur est d'ailleurs mieux informé que Lilo sur des origines lointaines de l'animal): Stitch (c'est ainsi qu'elle va l'appeler) est en réalité un produit génétique assez original - il a six pattes, dont deux escamotables - et il est doté d'une force irrésistible inversement proportionnelle à sa taille. Le spectateur sait, lui, qu'il vient d'une lointaine planète pas sympathique du tout, et que les autorités de là-bas ont mis sa tête à prix parce qu'il s'est évadé. En complet décalage avec la vie que nous connaissons sur terre, ce petit diable extraterrestre va pourtant faire l'apprentissage de l'affection, un sentiment que ses concepteurs intergalactiques n'avaient pas jugé utile de glisser dans ses gènes.

Sacrifiant un peu à la vogue de la science-fiction et du surnaturel, LILO ET STITCH ne verse pas trop dans les excès de la technologie d'animation. Les clins d'œil en direction d'autres films de Disney sont fréquents, l'autodérision pointe le bout de l'oreille: les auteurs ont trouvé un ton un peu décalé, pas agressif ni ennuyeux. On est pourtant déçu de retrouver dans LILO ET STITCH l'habituelle philosophie à courte vue de Disney: les notions du bien et du mal, la nécessité de se montrer gentil, de ne pas lésiner sur l'effort (vertu cardinale!), l'image stéréotypée de la famille, tout l'arsenal moral répond présent, mais avec une touche d'humour, c'est vrai. A noter enfin le recours musical au ""King"" Elvis Presley dont les tubes accompagnent agréablement (pour les plus de 50 ans?) quelques séquences de cette agréable fantaisie."

Antoine Rochat