| Réalisé par | George Miller |
| Titre original | FURIOSA: A MAD MAX SAGA |
| Pays de production | États-Unis |
| Année | 2024 |
| Durée | |
| Musique | Junkie XL |
| Genre | Action, Science-Fiction |
| Distributeur | Warner Bros. |
| Acteurs | Chris Hemsworth, Anya Taylor-Joy, Angus Sampson, Tom Burke, Nathan Jones, Daniel Webber |
| Age légal | 14 ans |
| Age suggéré | 16 ans |
| N° cinéfeuilles | 923 |
Pour ce cinquième épisode de la saga, présenté en Hors compétition à Cannes 2024, préquel de Fury Road sorti en 2015 et quarante-cinq ans après le premier film de la franchise; George Miller a fait mouche sur tous les fronts grâce à une narration approfondie, une mise en scène surplombée d'une direction artistique spectaculairement maîtrisées, sans pour autant surcharger l’œil et le cadre. Après Dune, sorti en février dernier, cette année aura été une bonne cuvée pour la dystopie apocalyptique, avec toujours plus de sable dans les cheveux.
L’histoire de ce volet revient sur les origines de la colère de l’impératrice Furiosa, arrachée aux siens dans son enfance. Aux prémices des guerres de clan, la jeune Vulvalini (Alyla Browne) est enlevée par un gang de motards prêtant allégeance à Dementus (Chris Hemsworth), seigneur de guerre nomade quelque peu excentrique en «Terre de désolation». Emprisonnant l’enfant dans l’espoir qu’elle les conduise au paradis perdu, «La place d’abondance», Dementus l’échange contre des vivres au terrible Immortan Joe, souverain de l’imprenable Citadelle et sauvagement protégée par ses War Boys kamikazes. Furiosa (Anya Taylor-Joy) grandit au milieu des mécaniques, cachant ses attraits féminins pour s’infiltrer dans un convoi de ravitaillement en direction de Gas Town, conduit par Praetorian Jack (Tom Burke). Son but? Saisir l’opportunité d’étancher sa soif de vengeance contre les deux tyrans, coûte que coûte.
Au-delà d’une science-fiction volontiers classée écoféministe par la presse internationale, la saga traite d’une caractéristique des plus viscérales, celle d’une course effrénée pour la survie en territoire dépouillé, où la vie a du mal à subsister. Cette lutte incessante confère à ses protagonistes une rage débridée, usant de tours de force et d’offensives agressives pour le contrôle des ressources essentielles, structurée autour du triangle du pouvoir: l’énergie, matérialisée par l’essence issue de l’exploitation pétrolière de Pétroville; la protection, incarnée par la production de munitions dans l’enceinte du Moulin à Balles; et la Citadelle, bastion d’Immortan Joe, maître du triangle où l’eau potable et les denrées alimentaires lui permettent d’asseoir sa domination. C’est en transposant ces considérations d’ordre naturel dans un climat d’extrême tension que les sentiments des personnages se retrouvent exacerbés par l’hostilité de leur environnement.
Sublimés par une direction artistique orchestrée par le chef décorateur oscarisé Colin Gibson, qui use comme à son accoutumée de moteurs V8, de tôle et de cuir pour parer à la chaleur du désert; l’ensemble est organique, se liant avec crédibilité au sous-discours comme à l’interprétation du casting. Les corps secs et décharnés se passent de dialogues inutiles tant l’alchimie opère sur les 2 h 28 de cette quête de vengeance, justifiant peut-être que Furiosa: Une saga Mad Max est à ce jour le film le plus grand et le plus cher de l’histoire de l’Australie.
Émilie Fradella
| Nom | Notes |
|---|---|
| Émilie Fradella | 15 |
| Blaise Petitpierre | 15 |
| Marvin Ancian | 16 |
| Noémie Baume | 12 |
| Tobias Sarrasin | 16 |