N’avoue jamais

Affiche N’avoue jamais
Réalisé par Ivan Calbérac
Pays de production France
Année 2024
Durée
Musique Laurent Aknin
Genre Comédie
Distributeur Pathé Films
Acteurs Thierry Lhermitte, André Dussollier, Sabine Azéma
Age légal 8 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 921

Critique

Contrairement aux spectateurs, André Dussollier, Sabine Azéma et Thierry Lhermitte semblent s’amuser dans ce vaudeville aux ficelles usées et aux problématiques désuètes.

Le colonel François Marsault (André Dussollier) et sa femme Annie (Sabine Azéma) mènent une retraite paisible jusqu’au jour où François apprend qu’Annie a eu une liaison avec un de ses amis il y a quarante ans, pendant qu’il était en mission. Incapable de pardonner cette infidélité, François décide de retourner à Nice pour retrouver l’amant (Thierry Lhermitte) et lui régler ses comptes. Ce retour est aussi l’occasion pour le couple de se rapprocher de leurs enfants et de mieux les comprendre.

Qu’il est difficile de surprendre et de réinventer le vaudeville, un genre tellement digéré par le théâtre et le cinéma! À moins d’être excellent scénariste et accompagné par des comédiens extraordinaires, on voit mal comment on peut apporter une nouvelle pierre à ce genre séculaire. Bien que la distribution dans N’avoue jamais est bien trouvée, elle est desservie par un scénario aux mécaniques éculées et aussi poussiéreuses que le grenier de la maison de François et Annie. Avec sa confrontation de valeurs caricaturalement surlignées de la «vieille France catholique» face à des enjeux «modernes» tels que le coming out homosexuel de ses enfants ou le choix de la vie d’artiste, Ivan Calbérac a au moins une génération de retard. Il est donc très difficile de trouver le moindre intérêt dans ce que cette comédie raconte. Certes, voir Azéma, Dussollier et Lhermitte se faire plaisir, c’est sympathique, mais il serait temps que les auteurs de comédie abordent leurs sujets de manière moins fainéante. La seule étincelle du film est une scène dans un théâtre, un domaine où Ivan Calbérac, lauréat d’un Molière en 2019, excelle. Peut-être devrait-il se concentrer sur les planches et délaisser la caméra.

Blaise Petitpierre

Appréciations

Nom Notes
Blaise Petitpierre 8