Lait de la tendresse humaine (Le)

Affiche Lait de la tendresse humaine (Le)
Réalisé par Dominique Cabrera
Pays de production France, Belgique
Année 2001
Durée
Musique Béatrice Thiriet
Genre Comédie dramatique
Distributeur Rezo Films
Acteurs Dominique Blanc, Valeria Bruni Tedeschi, Patrick Bruel, Mathilde Seigner, Marilyne Canto
Age légal 14 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 434
Bande annonce

Critique

Le générique qui clôt la projection se déroule sur un fond d'image qui résume tout le film, celle d'une faille qui brise la ligne harmonieuse des collines boisées du Jura. Cette faille qui surgit dans la vie d'une femme en ce moment fragile où une mère ne sait plus ou ne veut plus vivre ni avec elle-même, ni avec sa famille, ni avec ce nouveau-né qui vient d'arriver.

Un jour Christelle est prise de panique devant son bébé. Elle s'enfuit de chez elle. Son mari, ses deux autres fils, ses amis la cherchent partout. Elle n'est cependant pas allée bien loin, elle s'est réfugiée chez une voisine qui l'accueille, qui l'écoute, qui prend soin d'elle. La disparition de Christelle a pour résultat de provoquer une onde de choc qui va se répercuter sur les relations, les sentiments, les réactions de tous ses proches. Personne n'est épargné. Cependant, par petites touches, par des approches pleines de sensibilité, la réalisatrice parvient à faire preuve d'une immense tendresse à l'égard de ses personnages, elle nous les rend proches en faisant de nous non pas des voyeurs mais des complices, elle nous fait nous interroger sur la fragilité des êtres et des sentiments.

S'il faut peut-être regretter le fait que Dominique Cabrera ait introduit quelques intrigues et quelques personnages superflus dans son œuvre, soulignons alors la qualité de l'interprétation. Et dans la brochette d'excellents comédiens qui animent ce film, il convient de mettre en évidence les performances de Patrick Bruel (Laurent), qui parvient à gommer tout ce que l'on sait de lui, et surtout de Marilyne Canto, magnifique dans son rôle de mère fragile et désemparée.

Georges Blanc