Clifford

Affiche Clifford
Réalisé par Walt Becker
Titre original Clifford The Big Red Dog
Pays de production U.S.A.
Année 2021
Durée
Musique John Debney
Genre Famille, Aventure, Comédie
Distributeur Paramount Pictures France
Acteurs John Cleese, Izaac Wang, Jack Whitehall, Russell Peters, Darby Camp, Tony Hale
Age suggéré 6 ans
N° cinéfeuilles 868

Critique

À partir de plusieurs livres pour enfants de Norman Bridwell, Clifford est devenu, entre 2000 et 2003, une série télévisée. Aujourd’hui ledit animal s’est transformé en héros de cinéma. Le film de Walt Becker, en prises de vues réelles, s’adresse en priorité à la jeunesse et à celles et ceux qui aiment les chiens, et en particulier l’extravagant Clifford.

Emily (Darby Camp) vient tout juste de déménager à New York avec sa mère. Un jour, après avoir visité un refuge pour animaux abandonnés, elle retrouve un mignon petit chien tout rouge déposé dans son sac à dos par, on l’apprendra plus tard, le responsable du refuge, un certain M. Bridwell… Emily décide, d’entente avec son oncle Casey (qui s’occupe d’elle pendant l’absence de sa mère), de garder l’animal pendant une nuit. Mais le lendemain matin, elle découvre que ledit chiot mesure maintenant dix pieds de haut! Emily et son oncle vont tenter de se débrouiller avec ce petit monstre et chercher à retrouver M. Bridwell dans l’espoir de redonner à Clifford une taille normale… Le phénomène déclenche une fureur médiatique sans précédent dans la ville de New York, en même temps que la convoitise de plusieurs personnes dont l’arrogant propriétaire d’un laboratoire de recherches génétiques.

Le film se présente comme un divertissement familial prônant parfois certaines valeurs humaines universelles, comme l’acceptation de la différence, une certaine justice sociale, l’esquisse d’une forme d’entraide familiale, une image de l’amitié - Emily sera épaulée dans ses recherches par un petit copain d’origine asiatique. La musique est bien présente tout au long de cette histoire, dictant souvent certaines émotions, sans gêner. Les échanges verbaux entre les protagonistes occupent une très large place dans le film, mais on supporte. Quelques pistes différentes s’offrent à l’envi: une forme de dénonciation de certaines manœuvres (de la part de responsables d’instituts de génétique animale, de cabinets vétérinaires) apparaît ici ou là, mais la tonalité du film est familiale, sans trop de surprises, les seules scènes violentes ou tragiques restant liées aux initiatives de Clifford. La vie quotidienne new-yorkaise est alors complètement perturbée, au gré de l’humeur du chien: les poursuites, les accidents de la circulation se multiplient, la police est débordée, c’est le chaos. Peu inventive, la réalisation de Walt Becker se révèle néanmoins recevable et les effets spéciaux sont efficaces: animation et tonalité fantastique s’intègrent bien dans les prises de vues réelles. Et la jeune Darby Camp incarne avec justesse son personnage de fillette solitaire et responsable «in fine» des frasques de Clifford, son compagnon à quatre (grosses) pattes et débordant d’énergie.


Antoine Rochat

Appréciations

Nom Notes
Antoine Rochat 14