Peninsula

Affiche Peninsula
Réalisé par Sang-Ho Yeon
Titre original Peninsula
Pays de production Corée du Sud
Année 2020
Durée
Musique Mowg
Genre Action, Epouvante-horreur
Distributeur Praesens Film
Acteurs Dong-won Gang, Do-Yoon Kim, Jung-hyun Lee, Hae-hyo Kwon, Re Lee, Ye-Won Lee
Age légal 16 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 844
Bande annonce (Allociné)

Critique

En 2016, le Sud-Coréen Yeon Sang-ho avait réalisé Dernier train pour Busan, un film d’horreur qui s’était bien imposé, commercialement parlant, sur les écrans du monde entier. A cette histoire d’une Corée du Sud envahie par des bandes de zombies destructeurs, carnassiers et contagieux, le réalisateur propose une suite horrifique et sanglante, qui ne suscitera peut-être pas le même engouement auprès des spécialistes du genre.

Dernier train pour Busan abandonnait donc le spectateur dans une péninsule coréenne dévastée et laissée aux mains d’êtres humains transformés en hordes de zombies. Quelques survivants avaient réussi à s’enfuir à Hong Kong. Avec Peninsula, le cinéaste affirme avoir voulu montrer comment réagit l’humanité face à un monde qui a complètement changé. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’y a rien d’encourageant dans son propos: ce second opus est l’occasion de déchaînements meurtriers, de destructions massives et d’anéantissement de l’espèce humaine (on ajoutera, par souci de précision, que le film a été tourné bien avant l’apparition du Covid-19).

Une jeune femme (Lee Jung-hyun) et ses deux petites filles, plusieurs membres d’une bande de hors-la-loi et quelques soldats sont mêlés à la recherche de 20 millions de dollars abandonnés au fond d’un camion dans les ruines d’Incheon. Voilà pour le synopsis. Pour le spectacle, ne cherchez pas autre chose qu’une suite ininterrompue et lassante de gestes meurtriers, de poursuites de voitures assassines se bousculant les unes les autres, le tout accompagné d’un vacarme musical quasi permanent. Seules une ou deux scènes sortent du lot, quelques-unes tentent de jouer sur l’émotion et le mélo (père, mère et enfants sont menacés de mort), mais le spectateur peine à se sentir concerné. On ne fait pas un film avec des rafales de coups de feu, avec un déferlement spectaculaire d’êtres humains transformés en bêtes assoiffées de sang, même en ajoutant en face d’eux quelques héros qui se voudraient plus sympathiques - mais qui ont été achetés et chargés par des mafieux (américains et chinois) de ramener du fric. Même si l’on peut remarquer, à une ou deux reprises, au détour de plusieurs de ces bagarres et carambolages (numérisés), un certain sens visuel, c’est vrai. Mais Peninsula c’est l’enfer, un film apocalyptique d’action pure, au rythme frénétique, et ce ne sont pas les dernières séquences (sauvetage de la mère des deux fillettes) qui sortent le film de l’ornière.

Antoine Rochat

Appréciations

Nom Notes
Antoine Rochat 5