Divorce club

Réalisé par Michaël Youn
Titre original Divorce club
Pays de production FRANCE
Année 2019
Durée
Musique Freaks
Genre Comédie
Distributeur Praesens-Film
Acteurs Arnaud Ducret, François-Xavier Demaison, Audrey Fleurot
Age légal 14 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 837

Critique

Comédie qui se veut à la fois sentimentale et provocatrice (sinon triviale), Divorce club peine à convaincre. Acteur, réalisateur, producteur et animateur radio et télévision, Michaël Youn sort ici son troisième opus - les deux précédents n’ont pas toujours reçu l’aval de la critique - primé au Festival de comédie de l’Alpe d’Huez, mais sans véritable intrigue, et qui cherche avant tout à caresser le public dans le sens du poil.

Après plusieurs années de mariage, Ben (Arnaud Ducret) se montre toujours éperdument amoureux de son épouse. Jusqu’au jour où il découvre qu’elle le trompe avec le patron de l’entreprise immobilière où il travaille. Déprimé, Ben croise Patrick (François-Xavier Demaison), un ancien ami qui vient de divorcer et qui entend bien, lui, profiter de son célibat retrouvé. Patrick propose à Ben d’emménager chez lui: vite fait, bien fait, les voilà bientôt rejoints par d’autres quarantenaires (masculins et féminins) abandonnés par leurs conjoints. Ben et Patrick vont alors créer un «club» de divorcés et divorcées et vivre avec tout ce beau monde dans des lieux luxueux (une maison d’Alain Delon, paraît-il). Personne ne s’ennuie, même si les élans amoureux ne durent le plus souvent qu’un instant. Les membres du club et les fêtards se feront de plus en plus nombreux, les portables resteront allumés en permanence, les soirées folles s’enchaîneront, arrosées et dansantes, les rencontres («et plus si affinité», ce qui sera toujours le cas) seront multiples et imprévues. Disputes de couples, aventures (prioritairement d’ordre sexuel), courses de bagnoles étourdissantes, on ne fait que s’amuser.

     Pour ce Divorce club, Michaël Youn s’est entouré de plusieurs comédiens et comédiennes de talent qui donnent sans doute le meilleur d’eux-mêmes, mais un peu en vain. La mise en scène se veut accrocheuse et les dialogues peinent à dépasser le niveau de la ceinture. On aurait souhaité moins de bouffonneries et de pitreries, au profit de séquences plus subtiles, moins convenues et plus crédibles.

Antoine Rochat

Appréciations

Nom Notes
Antoine Rochat 5