La Famille Addams

Affiche La Famille Addams
Réalisé par Conrad Vernon, Greg Tiernan
Titre original The Addams Family
Pays de production U.S.A., Canada
Année 2019
Durée
Musique Mychael Danna, Jeff Danna
Genre Animation
Distributeur Universal
Acteurs Charlize Theron, Kev Adams, Oscar Isaac, Mélanie Bernier, Chloë Grace Moretz, Alessandra Sublet
Age légal 6 ans
Age suggéré 10 ans
N° cinéfeuilles 825
Bande annonce

Critique

Depuis quatre séries télévisées, dont deux animées, trois films et une comédie musicale ont popularisé les personnages de la gothique famille Addams. Cette fois, les voici dans un film d’animation où tous sont de retour sur une colline où ils espèrent enfin ne plus être dérangés et rejetés.

Mais tout se gâte après treize années sur place, lorsqu’une cupide décoratrice d’intérieur, Margaux Needler, veut à tout prix racheter les environs du village parfait où elle sévit pour se développer… Aussi les membres de la tribu Addams, réunis à l’occasion d’une fête durant laquelle Pugsley doit absolument réussir une mazurka pour marquer son passage à l’état adulte, devront-ils contre toute attente s’unir pour résister à ce funeste projet. Alors que son frère multiplie sans succès les entraînements, Mercredi fugue et se lie d’amitié avec Parker, la fille de Margaux.

Ainsi, tout en suivant les jeunes et leurs évolutions, ce film d’animation s’attaque sans en avoir l’air à ce qui fait et défait une société aujourd’hui. Réseaux sociaux capables de mobiliser pour le meilleur et de favoriser l’expression du pire, influence du look pour séduire ou marquer son identité, rites permettant de tisser hors économie, différences à découvrir pour moins juger et ostraciser: bien des défis contemporains sont convoqués, relus et interprétés par cette famille qui conjugue tout à l’envers, à commencer par son langage.
Si les silhouettes des personnages de ce film d’animation sont directement inspirées des dessins originaux de Charles Addams, d’autres clins d’œil s’invitent au passage, comme le musicien du manoir aux allures de Boris Karloff. Espérons que les plus jeunes spectateurs ne cauchemardent pas après visionnement de cet opus somme toute gentillet, alors qu’ils passeront bien souvent à côté des allusions visuelles et sonores. Il n’est par ailleurs pas sûr qu’ils percevront les décapantes remises en questions de bien des clichés qui empoisonnent l’existence.

Serge Molla

Appréciations

Nom Notes
Serge Molla 12