La Vérité si je mens ! Les débuts

Affiche La Vérité si je mens  ! Les débuts
Réalisé par Michel Munz, Gérard Bitton
Titre original La Vérité si je mens ! Les débuts
Pays de production France
Année 2018
Durée
Musique Michel Munz, Moritz Reich
Genre Comédie
Distributeur JMH Distributions SA
Acteurs Gilbert Melki, Audrey Dana, Mickael Lumière, Yohan Manca, Anton Csaszar, Jeremy Lewin
Age légal 8 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 821
Bande annonce

Critique

Amorcée en 1997, la trilogie La Vérité si je mens! s’était ouverte avec un premier épisode couronné de succès, une comédie certes caricaturale mais plutôt distrayante et bien interprétée racontant la vie de plusieurs commerçants juifs du quartier du Sentier, spécialisés dans le textile. Des comédiens comme Richard Anconina, José Garcia ou Vincent Elbaz s’y amusaient avec un plaisir communicatif. La franchise s’était ensuite enfoncée dans le simplisme et les gags lourdingues, jusqu’à un troisième opus franchement catastrophique. Plus de vingt ans après les débuts, voici donc l’épisode 4 qui n’est pas la suite du 3. Car, quand on n’a pas vraiment de quoi faire une suite mais qu’on veut quand même en réaliser une, une seule solution: faire une préquelle et revenir sur la jeunesse des protagonistes.
A l’exception de Gilbert Melki qui se retrouve à jouer le père du personnage qu’il interprétait dans les trois premiers films, aucune des stars de la série n’est donc ici présente. De jeunes comédiens ont été choisis, plutôt bien d’ailleurs, puisqu’on reconnaît assez vite qui joue qui. Le gros souci est que seuls ces personnages peuvent, éventuellement, nous intéresser ou nous faire parfois sourire. Les intrigues secondaires et les comparses sont sans intérêt et joués par des comédiens qui en font des wagons dans la grosse caricature, comme François Berléand qui nous ressert son éternelle moue renfrognée ou Audrey Dana en cougar nymphomane, qui passe son temps à se montrer en très petite tenue. Ce sont l’amitié des quatre héros, leur débrouillardise pour se faire virer de l’armée, tricher au baccalauréat ou draguer une fille inaccessible, quelques lieux communs sympathiques et certains bons mots de dialogue qui permettent de ne pas passer son temps à regarder sa montre. On n’atteint heureusement pas les abysses du troisième film. Cela dit, tout ça a déjà été vu cent fois. Par moments rigolos, toujours gentillets, parfois lourds, ces débuts sont filmés avec soin... et sont parfaitement inutiles. Thomas Gilou, metteur en scène de la trilogie, l’a sans doute compris et a jeté l’éponge, laissant la réalisation de ce quatrième épisode à ses scénaristes.

Philippe Thonney

Appréciations

Nom Notes
Philippe Thonney 8