The Bookshop

Affiche The Bookshop
Réalisé par Isabel Coixet
Titre original The Bookshop
Pays de production Espagne, Grande-Bretagne, Allemagne
Année 2017
Durée
Musique Alfonso de Vilallonga
Genre Drame
Distributeur Filmcoopi
Acteurs Frances Barber, Emily Mortimer, Patricia Clarkson, Bill Nighy, James Lance, Honor Kneafsey
Age suggéré 12 ans
N° cinéfeuilles 803
Bande annonce

Critique

En 1959 dans la petite ville de Hardborough, Florence Green se met en tête d’ouvrir une librairie. Faire tourner une telle échoppe dans une province rurale, c’est risqué. Ça devient carrément compliqué si on se met à dos l’aristocratie locale.

Le charme irrésistible se dégageant de cette petite bourgade provinciale et ses habitants so british ne suffit pas à combler les gros problèmes de The Bookshop. Les personnages ne sont qu’esquissés et leur profil apparaît trop simpliste, dans un récit à l’enjeu finalement très manichéen: une femme courageuse va affronter une succession d’individus fourbes, lâches ou hypocrites, sans que leur animosité ne soit vraiment justifiée.

On dirait le scénario d’un film de super-héros Marvel, mais c’est bien celui de la réalisatrice de The Secret Life Of Words dont il s’agit. Et ce ne sont pas les insistantes références à Fahrenheit 451, ouvrage dans lequel la société brûle ses livres, qui affinent le propos de ce film engagé sur l’art littéraire.

 Outre cette base scénaristique réduite, la réalisation est peu inspirée, hormis quelques compositions de cadres réussies. Sans doute pour rappeler le matériau d’origine, un roman de Penelope Fitzgerald, Isabel Coixet recourt maladroitement à une voix off plombante et greffe dans son film des flash-back aussi laids qu’inutiles, qu’on croirait sortis d’un téléfilm.

Si le film se laisse toutefois regarder sans déplaisir, c’est grâce à ses acteurs particulièrement convaincants, mention spéciale à la rencontre entre la lumineuse Emily Mortimer et le minéral mais fragile Bill Nighy. La relation que noue leur personnage offre les meilleurs moments du film. Dommage que la réalisatrice ne s’y attarde que trop peu, au profit d’autres arcs narratifs secondaires, pas forcément nécessaires.


Blaise Petitpierre

Appréciations

Nom Notes
Blaise Petitpierre 11