Skyscraper

Affiche Skyscraper
Réalisé par Rawson Marshall Thurber
Titre original Skyscraper
Pays de production U.S.A.
Année 2018
Durée
Musique Steve Jablonsky
Genre Action, Thriller
Distributeur Universal
Acteurs Dwayne Johnson, Noah Taylor, Neve Campbell, Roland Møller, Chin Han, Byron Mann
Age légal 14 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 795
Bande annonce

Critique

Expert en sécurité de bâtiments, Will Sawyer (Dwayne Johnson) est invité à Hong Kong avant l’inauguration du plus haut gratte-ciel jamais construit: la Perle.
Il en profite pour embarquer sa femme (Neve Campbell) et ses deux jeunes enfants, pour des vacances en Asie. Sauf que la pègre a décidé de brûler le bâtiment… avec la famille de Will dedans. Ce que les malfrats ignorent, c’est qu’avant de perdre sa jambe lors d’une opération qui a mal tourné, Will était un soldat d’élite. Pire encore: il tient grandement à sa famille.
 N’espérez pas vous retrouver face à une nouvelle version de La Tour infernale ou de Piège de cristal: vous tomberez de haut. Pourtant, ces deux références que le film érige en modèle sont la preuve qu’un divertissement estival peut faire preuve d’ambitions cinématographiques. Skyscraper est malheureusement beaucoup plus ras les pâquerettes. Alors certes, quelques cascades en 3D feront leur petit effet sur les spectateurs sujets au vertige.  Mais l’aspect «produit commercial» prend hélas le dessus, jusqu’à devenir insupportable.
On passera sur le scénario, dont le vide abyssal provoque plus de malaise que n’importe quel effet visuel. Ce qu’on cherche avant tout dans un blockbuster estival, c’est d’être subjugué par l’action et la maîtrise des effets 3D afin de renforcer une sensation de profondeur. Pourquoi alors filmer la plupart de ces péripéties pendant la nuit? La sensation de vertige étant fortement atténuée par l’obscurité, le film saborde son argument principal de manière incompréhensible. Enfin, les tentatives balourdes de profiler ce blockbuster pour le marché chinois plombent le récit par une succession de scènes embarrassantes, vantant les «mérites» des forces de l’ordre à Hong Kong.
Du côté du casting, les nouvelles sont un peu plus réjouissantes. Comme il l’avait déjà fait avec Jennifer Aniston dans un de ses précédents films, le réalisateur Rawson Marshall Thurber a la bonne idée de convoquer une star oubliée de la fin des années 90 pour camper le rôle féminin principal: Neve Campbell, égérie de la saga Scream, qu’on avait un peu perdu des radars et qui fait plaisir à revoir sur grand écran. Comme d’habitude, difficile de ne pas céder au charme sympathique du gentil colosse au pied d’argile (littéralement!) Dwayne «The Rock» Johnson. Malgré toute la bienveillance que l’on peut éprouver pour ces deux acteurs, cela ne suffit pas à extirper leurs personnages de l’amas de clichés dans lequel le scénario les embourbe.


Blaise Petitpierre

Appréciations

Nom Notes
Blaise Petitpierre 7