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Hôtel Transylvanie 3 : Des vacances monstrueuses

Affiche Hôtel Transylvanie 3 : Des vacances monstrueuses
Réalisé par Genndy Tartakovsky
Titre original Hotel Transylvania 3: Summer Vacation
Pays de production U.S.A.
Année 2018
Durée
Musique Mark Mothersbaugh
Genre Animation, Comédie
Distributeur Sony Pictures
Acteurs Adam Sandler, Steve Buscemi, Kevin James, Andy Samberg, Selena Gomez, Fran Drescher
Age légal 6 ans
Age suggéré 6 ans
N° cinéfeuilles 795
Bande annonce

Critique

La routine semble s’être installée au château du comte Dracula, ce dernier gérant parfaitement son hôtel dans les Carpates et la vie de son clan, composé notamment de sa fille Mavis, son beau-fils et ses petits-enfants.

Seule ombre au tableau, Dracula ne trouve pas l’âme sœur, même sur le Tinder des monstres. Sentant que quelque chose turlupine son père, Mavis offre une croisière à toute la bande en guise de vacances. Sera-ce l’occasion de provoquer un coup de foudre?

Il s’agit déjà du troisième opus de la saga Hôtel Transylvanie, commencée en 2013, avec un succès inattendu mais difficilement compréhensible. A priori, il y a tout pour être séduit par l’idée de voir de gentils monstres vivre leur vie dans l’hôtel de Dracula et tenter de cohabiter avec les humains. Assumer ses tares et ses différences a toujours été un sujet porteur pour ce genre de fable. Malheureusement, la saga est loin du délire gothique et élégant de La Famille Addams. Le réalisateur a beau avoir annoncé son intention de se débrider complètement pour ce troisième épisode, c’est raté! Malgré un bestiaire sympathique (où les Gremlins effectuent une apparition mémorable) et quelques gags efficaces, le film ne décolle pas plus que ses prédécesseurs. Comme dans les deux précédents opus, le long métrage n’est qu’un prétexte à une succession de gags plus ou moins potaches, portant la marque de l’humour gras d’Adam Sandler (qui assure la voix de Dracula dans la version originale).

 On est à des lieues de la maîtrise narrative et des différents niveaux de lectures offerts par les studios Pixar. Techniquement, ça se suit sans déplaisir, les décors étant variés, mais ça n’est pas éblouissant non plus. La frénésie quasi hystérique du montage et du découpage ne suffit pas à masquer la vacuité du scénario.

  Le plus grand défaut (ou mérite selon les goûts) de ce film d’animation, est de réhabiliter la Macarena auprès d’une génération d’enfants qui n’avait pas connu le fameux tube de Los del Rio. Ay!


Blaise Petitpierre

Appréciations

Nom Notes
Blaise Petitpierre 9