Equalizer 2

Affiche Equalizer 2
Réalisé par Antoine Fuqua
Titre original The Equalizer 2
Pays de production U.S.A.
Année 2018
Durée
Musique Harry Gregson-Williams
Genre Action, Drame
Distributeur Sony Pictures
Acteurs Denzel Washington, Bill Pullman, Melissa Leo, Pedro Pascal, Jonathan Scarfe, Orson Bean
Age légal 16 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 795
Bande annonce (Allociné)

Critique

Le film de justicier prend ici un tour amusant: on n’y trouve pas les attributs convenus du film d’action, tels que les costumes, les voitures truquées ou l’environnement effrayant. Au contraire, le super-héros est un homme ordinaire, qui porte une casquette plate et habite, dans un quartier banal, un appartement tranquille et sans artifices.

Il parle avec ses voisins - des personnes vraisemblables - et possède des livres qu’il lit. Certes, Proust est un alibi qu’il n’est pas nécessaire de prendre au sérieux!

   Ces choix rendent le film agréable jusqu’à un certain point. Tout de même, la violence est en embuscade; couteaux, explosifs, revolvers à silencieux ne sont pas loin. Tant qu’ils ne sont pas visibles à l’écran, une morale élémentaire s’impose, qui va même dicter les options de combat. Si on tue, ce n’est que pour venger des amis. Le reste du temps, on est respectueux des autres, on se donne des coups de main et on est sérieux à l’école.

 Equalizer est le deuxième du nom, tous les deux signés Antoine Fuqua. Le réalisateur dit y avoir trouvé son intérêt parce qu’ils reposent sur la notion de «l’ange noir» défenseur des plus faibles. Cet «ange noir» est joué par Denzel Washington, comédien agréable qui semble se plaire dans son personnage de chauffeur de taxi attentif aux misères humaines, généreux et cultivé.

  De l’histoire, il n’y a pas grand-chose à dire. Ce héros discret rencontre des méchants et va lutter contre eux pour sauver les gentils. S’y ajoute sa relation avec le jeune Miles (Ashton Sanders) qui absorbe une grande partie de la probité exposée dans le film. Car Miles est un adolescent en danger de délinquance s’il ne parvient pas à faire quelque chose de ses dix doigts…

Antoine Fuqua ne craint pas le mélange des genres, il en joue au contraire. Puisque le film d’action a tellement dérivé qu’on ne sait plus qu’en prendre, le réalisateur étasunien lui donne un sympathique bol d’air. Ainsi fait-il de Equalizer une série regardable, sans autre prétention que celle du divertissement.


Geneviève Praplan

Appréciations

Nom Notes
Geneviève Praplan 9