La Fête des mères

Affiche La Fête des mères
Réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar
Titre original La Fête des mères
Pays de production France
Année 2017
Durée
Genre Comédie dramatique
Distributeur Agora
Acteurs Carmen Maura, Clotilde Courau, Pascale Arbillot, Audrey Fleurot, Olivia Côte, Jeanne Rosa
Age légal 6 ans
Age suggéré 12 ans
N° cinéfeuilles 790
Bande annonce

Critique

Le rôle des mères, des grand-mères et des enfants (les filles surtout) dans la vie de tous les jours: un film vraiment au féminin. La Fête des Mères est une tranche de vie d’une bonne quinzaine de femmes de milieux très différents: professeur, nounou, Présidente de la République française (mais oui), comédienne, journaliste, pédiatre, boulangère… La cinéaste ne lésine pas sur tous ces portraits, sur tous ces personnages qui se croisent, se perdent de vue, se retrouvent, jusqu’à en donner le tournis! Certaines femmes s’occupent intelligemment de leurs enfants ou de leurs mamans, d’autres sont plus maladroites, absentes ou possessives. Il y a celles qui se débrouillent bien et celles qui perdent la tête.

Dans tous ces tableaux, dans tout ce va-et-vient continuel, le spectateur ne doit pas perdre pied, ce qui s’avère de plus en plus difficile. Sans fil rouge - sauf peut-être un petit historique de la naissance de la «Fête des mères», entre 1908 et 1914 -, on essaie de s’attacher à trois sœurs qui doivent s’occuper de leur mère parce que celle-ci perd un peu l’esprit, mais elles ne réussiront pas à s’entendre: l’une veut adopter seule sa maman et en prendre la responsabilité, la seconde est professeure et repousse la maternité, la troisième, journaliste, préfère son métier à ses enfants. De multiples situations restent à découvrir… Difficile d’adhérer à ce survol assez désordonné qui charrie le bon et le moins bon. Le film semble vouloir s’amuser de lui-même, sans grand souci de cohérence, sans trop songer au public. Les nombreuses actrices et les deux ou trois acteurs remplissent leurs contrats, les scènes sont bien filmées, mais ce long métrage est finalement dépourvu de véritable structure, parcouru de scènes inutiles et de dialogues incessants, sans traces d’idée conductrice.


Antoine Rochat

Appréciations

Nom Notes
Antoine Rochat 11