Deadpool 2

Affiche Deadpool 2
Réalisé par David Leitch
Titre original Deadpool 2
Pays de production U.S.A.
Année 2018
Durée
Musique Tyler Bates
Genre Action, Comédie, Aventure
Distributeur Fox-Warner
Acteurs Josh Brolin, Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Julian Dennison, Zazie Beetz, Leslie Uggams
Age légal 16 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 791
Bande annonce

Critique

Deux ans après Deadpool, voici donc la suite des aventures du super-héros et de ses sbires dans un film formaté, au scénario aussi mince qu’une limande dans un carton à dessins, et qui aurait eu tout à gagner à durer une bonne demi-heure de moins. On y voit le héros, après une séquence d’ouverture et un générique inspirés de James Bond, recruter une équipe pour sauver l’un des leurs d’un ennemi impitoyable.

Bien que le cahier des charges soit parfaitement rempli pour un film de ce genre, il n’invente rien de plus que ce que l’on a déjà vu des dizaines de fois, tant dans les mouvements de caméra que dans les effets spéciaux. Toutefois, il y a un point sur lequel le film est tout de même novateur: l’humour. En effet, il aligne de nombreux gags, certains plutôt drôles, et surtout moult clins d’œil à des films, des acteurs ou des chansons. Certaines de ces références pourront faire sourire, surtout grâce à l’enthousiasme et au plaisir visible qu’ont les acteurs à les mobiliser. En tête Ryan Reynolds, inventif et décomplexé, qui nous avait cependant montré un tout autre talent dans des films comme Buried ou La Femme au tableau. A l’exception de Josh Brolin, monolithique comme à son habitude, les autres comédiens sont plutôt sympathiques et rigolos. Ceci mis à part, ça tournoie, ça explose, ça assourdit, sans surprises. Difficile de dire si c’est vraiment le film de trop, on ne peut s’empêcher pourtant de penser que les gouttes d’eau ne vont pas tarder à faire déborder le vase et qu’il va falloir réellement renouveler un genre qui s’essouffle. Peut-être les créateurs ont-ils essayé de le faire en ajoutant ces références et cet humour parfois iconoclaste, mais il faudra tout de même plus que ça la prochaine fois pour lutter contre la progressive lassitude.

Philippe Thonney

Appréciations

Nom Notes
Philippe Thonney 9