Tout le monde debout

Affiche Tout le monde debout
Réalisé par Franck Dubosc
Titre original Tout le monde debout
Pays de production France
Année 2018
Durée
Musique Sylvain Goldberg, Emilien Levistre, Xiaoxi Levistre
Genre Comédie
Distributeur Elite
Acteurs Elsa Zylberstein, Gérard Darmon, Franck Dubosc, Alexandra Lamy, Laurent Bateau, Caroline Anglade
Age légal 10 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 786
Bande annonce

Critique

Jocelyn (Franck Dubosc) est un brillant homme d’affaires, mais moins brillant dans sa vie privée. C’est un célibataire dragueur et menteur qui joue avec les sentiments des autres pour ne pas voir sa propre solitude. A la suite d’un malentendu, et pour mieux la séduire, il se fait passer pour un handicapé auprès de sa nouvelle voisine. Tout devient difficile lorsqu’elle lui présente sa sœur (Alexandra Lamy), musicienne, charmante... et en fauteuil roulant.

Si l’on n’est pas sensible à l’humour made in Dubosc et à son personnage éculé de vieux beau, dragueur et pathétique, le premier quart d’heure durant lequel il exploite ce même filon est extrêmement pénible. Heureusement, cela ne dure pas longtemps. Son scénario et son jeu finissent par se mettre au service de l’histoire sans se contenter de lui offrir un one-man-show destiné à ses seuls admirateurs. Mais c’est là que surviennent les temps morts. La situation est exploitée mais fait du surplace pendant un long moment, rendant le quiproquo pesant. Toutefois, les efforts de Dubosc pour amener émotion et tendresse sont agréablement inattendus.

Alexandra Lamy, qui n’avait jusqu’ici pas réussi à se débarrasser de ses travers d’ex-actrice de sitcom, est très bien. Etonnamment ce sont les deux acteurs secondaires, les solides Elsa Zylberstein et Gérard Darmon, qui en font des kilos dans la caricature et alourdissent le propos. Malgré cela, plusieurs jolies scènes (dont une dans un restaurant de Prague) amènent le film à une conclusion tendre et sympathique. Dommage que ces longueurs et certains errements dans la vulgarité péjorent l’honnêteté manifeste de Dubosc qui, pour son premier film en tant que réalisateur, aura tout de même tenté de surprendre son public.


Philippe Thonney

Appréciations

Nom Notes
Philippe Thonney 9