Les Aventures de Spirou et Fantasio

Affiche Les Aventures de Spirou et Fantasio
Réalisé par Alexandre Coffre
Titre original Les Aventures de Spirou et Fantasio
Pays de production France
Année 2018
Durée
Musique Eric Neveux
Genre Comédie, Aventure
Distributeur JMH Distributions SA
Acteurs Ramzy Bedia, Christian Clavier, Alex Lutz, Géraldine Nakache, Thomas Solivérès, Charlotte Gabris
Age légal 8 ans
Age suggéré 8 ans
N° cinéfeuilles 785
Bande annonce (Allociné)

Critique

Spirou, c’est d’abord un journal de bande dessinée, fondé en 1928 par l’éditeur belge francophone Jean Dupuis; on y trouve des séries comme Lucky Luke, Boule et Bill, Buck Danny, Gaston Lagaffe. Et Spirou qui prend de l’envergure dès 1946 sous la plume d’André Franquin. Le dessinateur belge le retouche, ainsi que son ami Fantasio, et imagine un univers complet et cohérent pour les deux personnages qu’il tiendra sous sa plume pendant 22 ans.

Alexandre Coffre, lui, est un ancien publicitaire. Passé au cinéma en tant qu’adaptateur, scénariste et réalisateur, il signe des films commerciaux; Les Aventures de Spirou et Fantasio est le quatrième du genre. Du groom dessiné, Spirou devient un adolescent en chair et en os. Thomas Solivérès prend le costume rouge et le rôle.

Dans un grand hôtel où il est employé, Spirou est surveillé pour ses multiples larcins. Il se sauve de justesse en prenant le parti de Fantasio (Alex Lutz), journaliste persuadé que sa collègue (Géraldine Nakache) lui a volé une exclusivité. Derrière la querelle se cache la lutte sans merci à laquelle se livrent deux scientifiques, le comte de Champignac (Christian Clavier) et Zorglub (Ramzy Bedia).

Le charme dont Franquin avait habillé ses personnages disparaît complètement dans ce film. Coffre livre une comédie grotesque, lourde et bruyante, qui assomme l’esprit plutôt qu’il ne l’éveille. Les images tournées au Maroc n’y changent rien. Plusieurs acteurs, également humoristes, gardent le ton et la gestuelle soulignée de la scène. Par rapport à l’image, Thomas Solivérès n’a de Spirou que le costume; ses cheveux et sa coiffure sont définitivement ratés. Il n’y a rien de commun entre les albums de Franquin et ce film plutôt navrant. Fallait-il vraiment les adapter au cinéma?


Geneviève Praplan

Appréciations

Nom Notes
Geneviève Praplan 3