Fiancée du désert (La)

Affiche Fiancée du désert (La)
Réalisé par Cecilia Atán, Valeria Pivato
Titre original La Nova del Deserto
Pays de production Argentine, Chili
Année 2017
Durée
Musique Leo Sujatovich
Genre Drame
Distributeur Filmcoopi
Acteurs Paulina García, Claudio Rissi
Age légal 16 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 782
Bande annonce

Critique

La famille où Teresa (Paulina Garcia) travaille depuis des années n’a plus les moyens de la payer. Ils la recommandent à des amis qui vivent à un millier de kilomètres au sud de Buenos Aires. À 54 ans, Teresa n’a jamais connu autre chose que son emploi dans le même quartier, la même maison où elle a vu grandir des enfants qui sont presque les siens. Il faut repartir à zéro. Elle entreprend avec une grande nostalgie son voyage dans le désert du Sud argentin. Les aléas de son périple vont peu à peu la révéler à elle-même.

Voici un film qui se situe à l’opposé du monde trépidant contemporain et du besoin de s’étourdir. Ni événements fracassants, ni effets spéciaux, ni débauche d’action. A côté de Teresa et Gringo (Claudio Rissi), le personnage principal est le paysage, une présence forte, constante, que les réalisatrices filment avec ferveur. On pourrait presque dire que le scénario ne raconte rien. C’est qu’il évoque un personnage qui n’est rien.

Ce personnage est une femme soumise depuis toujours, cadrée par un emploi du temps très strict, dont les sentiments se sont étrécis à force d’être tus. Pour Cecilia Atán et Valeria Pivato, il s’agit de conduire Teresa au réveil de sa conscience. Cela sans grandiloquence, sans aventures, par petites touches seulement, dans l’immensité du désert.

La Fiancée du désert est un portrait de femme, certes. Mais c’est avant tout un portrait de gens simples, petits, fragiles, de gens qui passent inaperçus, à leurs propres yeux autant qu’à ceux des autres. Il faut beaucoup de délicatesse et un grand sens de l’observation pour donner du relief à leur intériorité.

On ne songe même pas à espérer un miracle; ce n’est pas ce genre de scénario. Mais il n’en est que plus précieux puisqu’il dévoile à son personnage et à qui veut l’écouter, que, même si le cours de la vie ne varie pas, le bonheur est possible. Beaucoup plus simplement qu’on ne le croit.

Geneviève Praplan

Appréciations

Nom Notes
Geneviève Praplan 15
Georges Blanc 16
Nadia Roch 16
Antoine Rochat 14