Paddington 2

Affiche Paddington 2
Réalisé par Paul King
Pays de production Grande-Bretagne, France
Année 2017
Durée
Musique Dario Marianelli
Genre Animation, Comédie
Distributeur foxwarner
Acteurs Brendan Gleeson, Hugh Grant, Hugh Bonneville, Sally Hawkins, Guillaume Gallienne
Age suggéré 6 ans
N° cinéfeuilles 781
Bande annonce

Critique

Comme le chiffre placé aux côtés du titre l’annonce, il s’agit de la suite des aventures du petit ours maladroit, sorti tout droit de l’imagination de l’écrivain Michael Bond. Une (re)découverte réjouissante.

Les films pour jeune public laissent souvent indécis, partagé que l’on est entre la nécessité d’abandonner ses prérogatives d’adulte et l’envie d’être séduit malgré cela: Paddington 2, lui, ne laisse pas le choix. Il emporte sans retour. Le premier opus montrait l’adaptation cataclysmique du héros en fourrure à l’univers londonien. Cette fois, ce dernier se retrouve accusé à tort de vol. Il doit dès lors non seulement prouver son innocence mais aussi retrouver l’objet du délit : un livre en relief ancien, qu’il voulait offrir à sa tante Lucy.

Dans un foisonnement visuel coloré et inventif, le film nous entraîne à la découverte d’une galerie de personnages touchants, drôles, voire délicieusement insupportables. C’est exactement le cas de Hugh Grant, érigé en méchant dans cette nouvelle aventure et qui joue à merveille de son statut de star «oh so british». Mais sont là aussi la famille Brown (qu’on aime à retrouver Sally Hawkins, où qu’elle soit!), devenue celle de Paddington et bien d’autres encore. Les liens et motivations des personnages, même s’ils reposent sur des mécanismes bien connus - déception, injustice, solidarité - sont rendus avec une sincérité rare. Mêlés avec justesse aux rebondissements de l’action, ils évitent toute niaiserie. La tenue, la bonté innocente du héros y sont sans doute aussi pour beaucoup. A mi-chemin entre l’enfant et l’adulte lui-même, il offre une identification positive et malicieuse à tous les publics. Sans compter son talent comique, permis par une animation inventive et au timing parfait.

Il ne faut en effet pas sous-estimer la maîtrise nécessaire pour unir de manière harmonieuse prises de vues réelles et images de synthèse, acteurs en chair et en os et ourson animé. Ni pour en faire un univers fantastique et familier à la fois (la ville de Londres est d’ailleurs un personnage à part entière). La séquence où Paddington et sa tante plongent dans l’imaginaire du livre en relief en témoigne: mêler avec finesse merveilleux et quotidien donne de très belles choses. N’est-ce pas finalement ce à quoi devrait tendre tout film d’animation un peu poétique? Il serait en tout cas dommage de se priver de ce petit trésor, qui y parvient complétement.

Adèle Morerod

Appréciations

Nom Notes
Adèle Morerod 16
Georges Blanc 10