Epouse-moi mon pote

Affiche Epouse-moi mon pote
Réalisé par Tarek Boudali
Pays de production France
Année 2017
Durée
Musique Michael Tordjman, Maxime Desprez
Genre Comédie
Distributeur frenetic
Acteurs Tarek Boudali, Philippe Lacheau, David Marsais, Charlotte Gabris, Andy Rowski
Age légal 12 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 777
Bande annonce

Critique

Yassine (Tarek Boudali) quitte son Maroc natal pour aller faire des études d’architecture en France. Il emporte avec lui les économies et les espoirs de sa famille. Mais alors qu’il réussit brillamment dans ses études - et est même parvenu à trouver l’amour - une nuit de beuverie lui fait rater son concours. Deux ans plus tard, travailleur au noir, menacé d’être expulsé du territoire, il a pour seul ami son voisin Fred (Philippe Lacheau). Ce dernier est un grand enfant, qui repousse au maximum ses engagements, autant professionnels que relationnels. Il va pourtant devenir LA solution pour Yassine: s’ils se marient, ce dernier pourra rester en France, travailler et peut-être reconstruire son ancienne vie.

Stéréotypes, homophobie, racisme, sexisme, tout y passe. Il faut dire que la situation de base le permet largement, n’excluant ni les excès ni les invraisemblances. Il serait cependant inutile de critiquer cette comédie par rapport à son sujet ou ses gags; ce type de film n’a pas d’autre ambition que de faire rire à l’aide du grossier et de l’irrespectueux. Néanmoins, il peut être bon d’expliquer pourquoi le film, même ressaisi dans ses propres limites, échoue sur tous les points. Et avant tout sur celui du rire…

Ce n’est pas pour rien que la comédie est décrite comme particulièrement difficile à réussir. Multiple, souvent bien plus profond ou critique qu’il n’y paraît, le genre aura en effet produit de grands films. Sans remonter très loin, il suffit de penser à la comédie américaine, telle que redéfinie par les frères Farrelly, Adam McKay ou Paul Feig côté réalisateurs, par Will Ferrell, Steve Carell ou Melissa McCarthy côté acteurs. Elle, elle a su élever l’exagération, le vulgaire et le politiquement incorrect à un niveau admirable. Toutefois, cela est impossible sans une maîtrise parfaite des divers éléments, dans leur dosage et leur présentation. Sans compter le jeu des comédiens mentionnés, si merveilleusement déjanté !  Un modèle du genre donc, dont Epouse-moi mon pote offre une vague copie, vidée de son sens et de son talent.

Adèle Morerod

Appréciations

Nom Notes
Adèle Morerod 4